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« Je déroule le tapis d’alimentation pour mes 55 laitières »

« Je me suis installé en 2012 après des tiers, sur 65 ha. Aujourd’hui, je produis seul 500 000 litres de lait, en plus d’un poulailler label. En 2014, j’ai investi dans un bâtiment innovant avec robot de traite et table d’alimentation sur tapis, avec un coût inférieur à 6 000 euros par place, robot de traite inclus. Le temps d’astreinte par travailleur est passé de 6 à 4 heures par jour par rapport à l’ancienne stabulation. Ce bâtiment assez compact (15m X 42m) comporte 57 logettes et 62 cornadis.

Le tapis convoyeur permet de semi-automatiser la distribution à moindre coût et donc de gagner en temps et en souplesse de travail. Je suis toujours sûr que les vaches disposent d’une ration à volonté.

Les vaches mangent nez à nez, de part et d’autre du tapis de 1,20 m de large sur 24 m de long. Sous celui-ci, une auge en PVC repose sur des pieds inox. Le tapis est attaché aux deux bouts du bâtiment par une chaîne marine, entraînée par un moteur électrique. Concrètement, le matin, je récupère les refus ramenés par le tapis lorsque celui-ci revient en position initiale. Ensuite, je déverse le contenu de la mélangeuse sur le tapis. Il y a un coup à prendre les premiers jours pour trouver le bon compromis entre la vitesse d’avancement du tapis et celle de la vidange de la mélangeuse. Mieux vaut toujours déverser un peu trop de mélange au début de la distribution plutôt que pas assez, car une fois que le tapis est plein, il ne peut plus reculer. En cas de bouchons en sortie de la mélangeuse, je peux arrêter le tapis avec une télécommande.

Pas besoin de rapprocher le fourrage ni d’enlever les refus

Le tracteur ne rentre pas dans le bâtiment. Le seul défaut que je vois au système, c’est le risque de panne. En un an et demi de fonctionnement, cela ne m’est pas encore arrivé. Au pire, la panne sera mécanique et je serai dépanné assez facilement. Ce n’est pas de l’électronique ! En attendant, je pourrai emprunter un godet désileur auprès d’un voisin et le faire basculer sur l’auge depuis le bâtiment.

L’entretien du dispositif reste très limité. Un simple graissage et une remise en tension de la chaîne suffisent une fois par an environ. Côté financier, l’économie par rapport à la construction d’une auge couverte classique de 50 m de long (pour 60 VL) avec un couloir d’alimentation de 4,50 m de large, paye le coût du tapis (16 000 €). »

« Gagner en temps et en souplesse de travail »
Innov'actions le 9 juin sur l'élevage.www.maine-et-loire.chambagri.fr

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