Aller au contenu principal

« Grâce au chemin en chaux et ciment, mes vaches ont beaucoup moins de boiteries »

Sur la ferme de Thierry Collerais, un mélange de chaux et de ciment a été utilisé en 2017 pour créer un chemin de 500 mètres de long. Le confort apporté aux 90 vaches est réel.

Un chemin de 3 mètres de large aurait peut-être été plus adapté, mais Thierry Collerais s’interroge sur le gain de temps que cela aurait permis par rapport au surcoût engendré.
Un chemin de 3 mètres de large aurait peut-être été plus adapté, mais Thierry Collerais s’interroge sur le gain de temps que cela aurait permis par rapport au surcoût engendré.
© T. Collerais

« Une centaine d’hectares de prairies répartis en 30 à 70 paddocks sont accessibles aux vaches, au plus loin à 1,8 kilomètre », explique Thierry Collerais, éleveur laitier en Ille-et-Vilaine. Ses 90 vaches sortent 300 jours par an. « Depuis un an et demi, je suis passé en monotraite et les vaches ne passent plus que deux fois par jour sur les chemins. Mais jusque-là, elles y passaient quatre fois par jour. Il n’y avait que des chemins en terre ou en pierres et beaucoup de boiteries. »

Pour faciliter l’accès aux paddocks, Thierry Collerais a donc choisi de créer un chemin de 500 mètres de long, solide et confortable pour les vaches, mais sans béton pour ne pas avoir à récupérer les jus. « Ce chemin est la colonne vertébrale du parcellaire. D’autres chemins en partent pour desservir les paddocks. »

Une finition d’un mélange sable et chaux-ciment

Pour stabiliser le chemin, il a fait appel à la technologie Cam’Accès alors proposée par la coopérative CAM, intégrée dans le groupe Terrena depuis 2018. Le chantier a été réalisé par le service « matériaux » de la CAM et son prestataire. La première étape sur une partie du chemin créée à neuf a été de décaper le sol sur 20-25 cm en veillant à ce que le fond soit légèrement bombé pour faciliter l’écoulement de l’eau. Un feutre géotextile a ensuite été posé sur le sol pour éviter les remontées de terre. Il a été recouvert de 10-15 cm de pierres de carrière compactées au cylindre, puis de 10-15 cm d’un mélange de sable et d’un liant hydraulique de type chaux-ciment préparé en amont et livré par camion.

Les vaches ne craignent plus d’avancer

« C’est le top, s’enthousiasme l’éleveur. Les vaches y marchent très bien, même avec 90 vaches. Je vois clairement la différence, car j’ai encore de vieux chemins en graviers-cailloux que les vaches n’aiment pas, et d’autres en terre qui deviennent boueux quand il pleut. Avec ce chemin en Cam’Accès, les vaches ne craignent pas d’y aller. Et il y a beaucoup moins de boiteries ! À l’aller, les vaches avancent en file indienne. Au retour, ça bouchonne un peu à l’arrivée, car il y a 20 à 30 mètres près du bâtiment qui n’ont pas été refaits et les vaches s’arrêtent et hésitent à y aller. Je vais peut-être y faire une plateforme béton, car c’est une zone où il y a aussi des passages de tracteurs et camions. »

Sur la partie rénovée, qui est en pente, l’eau s’écoule dans la longueur. Sur la partie nouvelle, créée en travers de la pente, elle s’écoule sur la largeur. Au total, 950 m² de chemin ont été réalisés, pour un coût de 20 euros par mètre carré. L’éleveur n’a fait que décharger les pierres avec son tracteur. « Et cinq ans après, mis à part sur 3 ou 4 mètres, le chemin est encore en parfait état », apprécie-t-il.

Ne pas passer en tracteur

Sur une partie du chemin où existait déjà un chemin en pierres, l’empierrement a été redressé puis recouvert du Cam’Accès. « Ça fait comme une chape sèche, assez friable, sur laquelle il ne faut pas passer en tracteur, mais qui supporte le passage d’un quad », précise l’éleveur. Pour ne pas avoir la tentation d’y passer en tracteur, le chemin ne mesure que 2 mètres de large et l’éleveur a créé à côté un autre chemin pour les tracteurs.

Les plus lus

<em class="placeholder">maïs desséché avec moins de 5 feuilles vertes</em>
Maïs fourrage : que faire des maïs desséchés par la canicule ? Ensiler précocement ? Pâturer ? Affourager ?

Les températures au-dessus de 36 °C et le stress hydrique mettent à dures épreuves les maïs fourrage, surtout dans les…

Les trois asociés du Gaec Aron et Chère
« Nous faisons pâturer nos vaches en deux lots en traite robotisée », en Loire-Atlantique

Le Gaec Aron et Chère a mis en place une organisation originale du pâturage de ses 114 laitières à plus de 12 000 litres grâce…

<em class="placeholder">Elisabeth et Mickaël Lepage, éleveurs bio à Changé, en Mayenne </em>
Élevage laitier bio : « Nous vivons à deux avec 200 000 litres de lait bio », en Mayenne

Mickaël et Élisabeth Lepage, éleveurs en Mayenne, vivent avec à peine 200 000 litres de lait biologique vendus. Grâce à…

<em class="placeholder">Parcelle de maïs grains, sécheresse, Cazère-sur-l&#039;Adour, Landes.</em>
Maïs fourrage : quelles recommandations pour ensiler maintenant les maïs desséchés par les canicules ?

Les maïs fourrage subissent les conditions caniculaires de ces dernières semaines, entraînant leur dessèchement. S’il reste…

<em class="placeholder">vaches croisées au pâturage</em>
Herbe : « Nos vaches produisent 5 500 litres en bio sans complémentation », dans le Finistère

Le Gaec de Kergoat dans le Finistère mise sur un système tout herbe bio relativement productif alliant pâturage et stocks de…

<em class="placeholder">Marc-Antoine Blot, l’un des deux associés du Gaec BB, à Hauteville-la-Guichard, dans le centre Manche. </em>
Stress thermique : « J’ai installé un douchage d’appoint pour soulager les vaches de la canicule », dans la Manche

Au Gaec BB dans la Manche, le troupeau respire mieux depuis la mise en place d’un dispositif de douchage fait « maison…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière