Aller au contenu principal

"Even investit vers plus de diversifications"

Le résultat 2017 de la coopérative a baissé de 25% à 12 millions d'euros. Il permet un retour producteurs de 10 €/1000 l.

Guy Le Bars, président de la coopérative Even : "Le couple beurre-poudre reste majoritaire chez Laïta en volume de lait traité. L'ultra-frais est difficile, et la valorisation a été meilleure pour l'emmental et les pâtes molles."
© C. Pruilh
La performance de la coopérative a baissé en 2017. Pourquoi ?
Guy Le Bars, président de la coopérative Even - Le résultat baisse, mais Laïta (activité transformation laitière des trois coopératives Even, Terrena et Triskalia) a amorti les variations de prix et la conjoncture difficile. La volonté du conseil d'administration était de faire un effort sur le prix du lait. Laïta est un beurrier (45 000 t). Qui dit beurre, dit poudres (80 000 t d'ingrédients laitiers secs). Or, nos tarifs sur le beurre ont augmenté insuffisamment et tardivement par rapport à la hausse des cotations (contrats longs, négociations difficiles avec la distribution). Et la fraction protéique n'a pas pu être bien valorisée. Elle le sera bien mieux avec notre nouveau site à Créhen (poudre de lait infantile et poudres premium).

Créhen a démarré à l'été 2017. Sa capacité de transformation est de 30 000 tonnes et sa capacité de conditionnement de 15 000 t en boîtes. Nous pensons atteindre ces niveaux à horizon 2019-2020. L'agrément pour la Chine est essentiel pour parvenir à cet objectif. Nous faisons partie des dix seules entreprises mondiales à détenir ce sésame pour nos produits infantiles liquides. En ce début d'année 2018, la hausse de nos tarifs pour le beurre est enfin significative.

La branche distribution du groupe progresse encore. Qu'apporte-t-elle à Even ?
G. L. B. - La distribution apporte du résultat à la coopérative et la met un peu à l'abri de la volatilité des prix. Elle contribuait à hauteur de 25% au chiffre d'affaires du groupe Even en 2015. En 2017, elle amène 30% du CA.

Notre branche distribution est sur trois températures (surgelé, frais, épicerie à température ambiante), pour la RHF (restauration hors foyer) et la livraison à domicile, sur toute la France. En 2017, Even a racheté Gabopla, spécialisée dans la distribution de produits de boulangerie, pâtisserie, chocolaterie. Cette année a été aussi celle de la structuration en réseau de petites sociétés réalisant du sur-mesure pour la RHF, pour mutualiser leurs moyens. Nous continuons à acheter trois quatre entreprises par an, pour l'instant sur le territoire français.

Quels seront les investissements 2018 ?

L'essentiel de l'effort (50 millions d'euros) concernera encore Laïta. Un investissement est en cours à la fromagerie de Ploudaniel pour segmenter nos conditionnements de pâtes pressées. Un autre investissement concerne nos deux beurreries pour différencier des beurres.

Pourquoi Even s'intéresse aux start-up ?
G. L. B. - En devenant actionnaire de FrenchFood Capital (fonds d'investissement pour projets innovants dans les PME), il s'agit de préparer l'avenir, d'observer les tendances pour faire les bons choix en matière d'innovation. Nous pourrons co-investir, en restant dans nos domaines d'activités. Even devient aussi ambassadeur du village by CA Finistère de start-up, et a lancé Even'up, un concours d'innovation dans la nutrition, les technologies alimentaires, les solutions digitales en agriculture et dans le commerce.
Chiffres clés
1370 associés coopérateurs dans 747 exploitations
428 millions de litres (+2,4%/2016)
12 M € (4,6% du CA) de résultat 2017  
335 €/1000 l prix (A et B) payé avec ristourne 

Les plus lus

<em class="placeholder">Camille Lefeuvre</em>
Recruter un salarié agricole : « Je ne veux pas d’un exécutant, je veux un collègue de travail », en Ille-et-Vilaine

Au Gaec du Guesneau en Ille-et-Vilaine, Camille Lefeuvre a choisi de faire appel à des salariées pour l’aider dans le travail…

<em class="placeholder">Jean-Yves Guémin, éleveur laitier</em>
« J’ai fait tout mon travail d’astreinte en deux heures et demie », sur mon élevage laitier bio en Ille-et-Vilaine

En Ille-et-Vilaine, Jean-Yves Guémin a grandement simplifié son système d’exploitation pour alléger sa charge de travail. En…

<em class="placeholder">Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, sur son escalier fait maison</em>
Astuce d'éleveur : Une passerelle surélevée pour incorporer de l’eau dans la mélangeuse

Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, a bricolé un escalier et sa plateforme avec une arrivée d’eau pour pouvoir apporter, en…

<em class="placeholder">Le banque de travail agricole de Saint-Clément, dans le Maine-
et-Loire</em>
« Nous ensilons 250 ha de fourrage en 10 jours sur notre commune grâce à la banque de travail agricole », dans le Maine-et-Loire

​​​​​Vincent Tessier, éleveur à Saint-Clément dans le Maine-et-Loire, réalise tous ses chantiers d’ensilage d’herbe et de maïs…

<em class="placeholder">Bastien Charré à droite avec les deux salariés du Gaec, Baptiste (nom ?) et Charline Bonnevin</em>
« Avec mes salariés agricoles, nous cultivons une relation gagnant-gagnant », en Charente-Maritime

Le Gaec Le Grand Pré en Charente Maritime a basculé d’une ferme familiale à un fonctionnement patron-salariés : Bastien…

<em class="placeholder">Pierre Curfs et son fils</em>
« Allergique aux poils de vache, le robot de traite m’a permis de continuer le lait », dans la Marne

Pierre Curfs est éleveur de vaches laitières à Vienne-la-Ville, dans la Marne. Des problèmes de santé l’ont conduit à…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière