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Élevage des veaux en collectif : plus de surveillance mais un gain de bien-être pour les veaux et l'éleveur

L’élevage des veaux en collectif avant 2 semaines présente des avantages et des inconvénients que l’Idele a étudiés auprès de vingt exploitations. Une pratique, demandant davantage de surveillance mais permettant d'améliorer le bien-être des veaux et des éleveurs.

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La majorité des élevages mettent leurs veaux en collectif à partir de 3 semaines.
© F. Méchekour

Depuis 2024, le projet Colocavo est mené pour étudier l’élevage des veaux en collectif dès la naissance. L’Idele a mené une étude auprès de vingt exploitations, conventionnelles ou bio, qui pratiquent l’élevage des veaux en collectif, afin de comprendre son fonctionnement sur le terrain.

Pas de problème de tétées croisées

Les éleveurs ont été interrogés sur leurs retours d’expérience. Selon eux, cette pratique leur permet d’améliorer leur bien-être de travail avec la possibilité de mécaniser le curage et le paillage et de regrouper les buvées, mais que cela demande davantage de manipulations, de tri et de soins individuels et une surveillance accrue à certaines périodes. Les éleveurs ne se considèrent pas plus impactés par les maladies et la mortalité, mais la densité et l’ambiance du bâtiment sont des facteurs importants à surveiller avec une précaution particulière sur la période hivernale.

Les veaux sont plus dociles et calmes, selon les éleveurs. Le groupe leur permet d’être stimulés. Les éleveurs interrogés ne sont pas beaucoup impactés par les tétées croisées, pourtant considérées comme une contrainte forte à élever les veaux en collectif.

Seul 7% des élevages groupent les femelles dès la naissance

Selon une étude d’Eliance sur l’état des lieux de l’élevage des veaux en collectif, ce système concerne principalement les génisses de renouvellement. Seul 7 % des 212 élevages interrogés procèdent à de l’élevage en collectif dès la naissance. La majorité (77 %) élève d’abord en individuel avant de passer les veaux en collectif autour de 2 à 4 semaines. L’élevage est tout le temps en individuel pour 10 % des exploitations. Les autres élevages utilisent d’autres systèmes non cités.

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