Aller au contenu principal

Des mesures incitatives pour le plan Écoantibio 2

À la différence du premier plan Écoantibio, les vingt actions du plan 2017-2021 annoncées fin avril sont orientées vers des mesures incitatives plutôt que réglementaires. Elles sont réparties en quatre axes stratégiques. La communication et la formation occupent une place importante, comme l’accès à des alternatives aux antibiotiques et l’amélioration des mesures de prévention des maladies infectieuses. Le plan prévoit aussi la mise à disposition de meilleurs outils de diagnostic, de suivi de la cession des antibiotiques et de suivi de l’antibiorésistance. Contrairement au plan 2012-2016, il ne fixe pas d’objectifs chiffrés sauf pour la colistine, avec un objectif de réduction de 50 % en cinq ans de l’exposition des filières bovine, porcine et avicole. C’est un antibiotique largement utilisé en élevage bovin notamment contre les diarrhées des veaux à Escherichia Coli. La colistine est devenue un antibiotique de dernier recours en médecine humaine depuis la dissémination mondiale des résistances aux céphalosporines de dernière génération. Or un premier mécanisme de résistance à la colistine transférable a été identifié en novembre dernier.

Un objectif de réduction de 50 % pour la colistine

Le premier plan comportait un objectif de réduction de 25 % en cinq ans de l’exposition des animaux aux antibiotiques, et de 25 % en trois ans pour les antibiotiques critiques. Ces objectifs sont en passe d‘être atteints : l’exposition aux antibiotiques a reculé de 20 % sur les quatre premières années et celle aux antibiotiques critiques de 21 % en deux ans. Le plan Écoantibio 2 vise à maintenir dans la durée cette tendance à la baisse.

Les plus lus

<em class="placeholder">Camille Lefeuvre</em>
Recruter un salarié agricole : « Je ne veux pas d’un exécutant, je veux un collègue de travail », en Ille-et-Vilaine

Au Gaec du Guesneau en Ille-et-Vilaine, Camille Lefeuvre a choisi de faire appel à des salariées pour l’aider dans le travail…

<em class="placeholder">Jean-Yves Guémin, éleveur laitier</em>
« J’ai fait tout mon travail d’astreinte en deux heures et demie », sur mon élevage laitier bio en Ille-et-Vilaine

En Ille-et-Vilaine, Jean-Yves Guémin a grandement simplifié son système d’exploitation pour alléger sa charge de travail. En…

Nicolas et Christelle Braux dans la stabulation devant des vaches simmental
Eleveur lâché par Lactalis : « J’étais prêt à arrêter le lait », en Haute-Marne

Fin 2024, Lactalis a décidé de dénoncer le contrat de 290 éleveurs laitiers. Pour Nicolas Braux, aussi naisseur-engraisseur en…

<em class="placeholder">Le banque de travail agricole de Saint-Clément, dans le Maine-
et-Loire</em>
« Nous ensilons 250 ha de fourrage en 10 jours sur notre commune grâce à la banque de travail agricole », dans le Maine-et-Loire

​​​​​Vincent Tessier, éleveur à Saint-Clément dans le Maine-et-Loire, réalise tous ses chantiers d’ensilage d’herbe et de maïs…

Tableau avec les prix de revient et coût de production de l'atelier lait de vache de 2024
Le prix de revient du lait publié en 2025 par le Cniel augmente de plus de 4%

Les indicateurs de coût de production et de prix de revient du lait de vache pour l’année 2024, publiés par l'interprofession…

quad dans une prairie avec du matériel pour entretenir et déplacer les clôtures et les fils.
Prairie : un gain de temps avec un atelier et un quad bien rangés pour clôturer avec efficacité

Dans l'Orne, Estelle et Sylvain Quellier sont à la tête d'un troupeau de 80 vaches laitières qui pâturent 9 à 10 mois de l'…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière