Aller au contenu principal

Des initiatives pour épauler les jeunes installés

Collectivités, transformateurs, chambres d’agriculture, GDS… Au-delà du dispositif national, des initiatives locales accompagnent la transmission et l’installation, et aident les jeunes à mieux vivre leurs premières années d’éleveurs.

Rendre la vie
en élevage
plus facile
Rendre la vie
en élevage
plus facile
© J. Chabanne

En cette année 2012, la profession tire la sonnette d’alarme: l’élevage français arrive à un point de rupture démographique préoccupant. Le recensement agricole fait état d’un net vieillissement des chefs d’exploitation laitière. En 2010, les jeunes - de moins de 40 ans – ne représentent plus que 24 % du nombre total des chefs d’exploitation laitière, contre 38 % en 2000. Le pourcentage de chefs d’exploitation de plus de 50 ans pourrait approcher les 50 % à la fin des quotas.


D’importants départs en retraite sont attendus dans les dix à quinze ans à venir. Côté installations, les prétendants restent nombreux dans les zones à forte densité laitière. La demande y est toujours largement supérieure à l’offre dans les répertoires à l’installation ou pour les transactions immobilières. Par contre, l’inquiétude quant au maintien du lait est sérieuse dans des régions où le lait est concurrencé par d’autres productions agricoles.


Au final, seul un départ sur 3,8 donne lieu à une installation, en moyenne en France. Les zones Jura, Alpes du Nord, Massif central Ouest, les zones herbagères de plaine… font mieux que la moyenne. Mais même des zones à contraintes herbagère affichent une installation pour 3,5 départs(1).


« Seule une politique d’installation volontariste permettrait de stabiliser la restructuration »
, souligne Christophe Perrot, de l’Institut de l’élevage. La politique française est actuellement en révision. Les assises de l’installation travaillent en vue d’améliorer le repérage des cédants, l’accompagnement des cédants et des jeunes, l’attractivité du métier, l’accès au foncier, le financement…


L’attractivité du métier est un talon d’Achille. Les jeunes veulent pouvoir se libérer de l’astreinte de la traite, avoir du temps libre et les moyens de partir en vacances.

L’installation s’est complexifiée. Les montants de reprise au regard de la rémunération attendue, une conjoncture économique plus difficile (plus de fluctuations de prix), des contraintes environnementales renforcées peuvent décourager.

Côté cédant, il faut de plus en plus aller chercher un successeur hors cadre familial, et les faibles montants de retraites peuvent inciter à vendre à plus offrant qu’un jeune hors cadre familial.

Enfin, les premières années sont les plus difficiles, économiquement, mais aussi humainement. Les jeunes manquent de temps pour sortir se former et échanger, avec un risque de repli sur soi.


L’enjeu est d’accompagner les jeunes dans les premières années d’installation, d’autant plus que les installations hors cadre familial, voire de jeunes non issus du milieu agricole, sont de plus en plus nombreuses.


Des initiatives locales, rares dans certaines régions, multiples et variées dans d’autres, existent pour relever ces différents défis. En voici quelques unes…


(1) Chiffres du recensement agricole 2010, traitement Institut de l’élevage.

SOMMAIRE


Page 30 : Rémunération, qualité de vie... Les conditions de l’attractivité du métier


Page 34 : Coopératives et privés : Les actions de six transformateurs en faveur des jeunes


Page 38 : Régions : Des aides surtout pour les jeunes hors cadre familial


Page 40 : Chambre d’agriculture : Un réseau «nouveaux installés » en Loire-Atlantique


Page 41 : Groupement de défense sanitaire : Une visite spécifique « jeune » en Rhône-Alpes

Les plus lus

<em class="placeholder">Alexandre Ramel dans l&#039;une des  parcelles de maïs ressemée fin mai suite à des attaques de géomyze.</em>
Attaques de géomyze : « Nous avons dû ressemer 50 hectares de maïs », en Mayenne

Le Gaec Fénérie Bourigné, à La Bigottière en Mayenne, a été confronté ce printemps à des attaques sévères de géomyze, une…

<em class="placeholder">Benoît Aubry, éleveur en Mayenne</em>
« Avant d'installer le robot de traite, le diagnostic électro-géobiologique a été notre priorité », en Mayenne

 Benoît Aubry, éleveur en Mayenne, a effectué quelques aménagements en amont de son projet robot de traite  pour…

<em class="placeholder">Marc-Antoine Blot, l’un des deux associés du Gaec BB, à Hauteville-la-Guichard, dans le centre Manche. </em>
Stress thermique : « J’ai installé un douchage d’appoint pour soulager les vaches de la canicule », dans la Manche

Au Gaec BB dans la Manche, le troupeau respire mieux depuis la mise en place d’un dispositif de douchage fait « maison…

Arthur Danière
Grand troupeau : « Le pâturage me permet d’améliorer l’autonomie alimentaire », dans l’Orne.

A la Ferme du Val Danière, le pâturage a été maintenu malgré l’augmentation du nombre de vaches laitières dans le troupeau.…

<em class="placeholder">vaches croisées au pâturage</em>
Herbe : « Nos vaches produisent 5 500 litres en bio sans complémentation », dans le Finistère

Le Gaec de Kergoat dans le Finistère mise sur un système tout herbe bio relativement productif alliant pâturage et stocks de…

<em class="placeholder">Troupeau de vaches laitières au pâturage.</em>
Grands troupeaux : maintenez-vous le pâturage de vos vaches laitières ?

Souvent, lorsque la taille du troupeau augmente, le pâturage est arrêté pour des questions de disponibilité de surfaces…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière