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Contrôler les adventices de la luzerne en l'associant à des graminées

En associant luzerne et graminées, l’application d’herbicide peut être réduite, avec un impact limité sur le rendement et la qualité. Zoom sur un essai d’Inrae conduit sur trois ans.

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Selon l’espèce de graminée associée à la luzerne (ici, du dactyle), le contrôle des adventices, la proportion de luzerne et le rendement diffèrent.
© Inrae

L’association de luzerne avec des graminées pérennes permet de réduire la pression des adventices mais peut aussi altérer le rendement et la qualité du fourrage. « Nous avons comparé, sur deux sites dans la Vienne et dans la Marne, la culture pure de luzerne et des associations de luzerne avec différentes graminées, sans traitements ni fertilisation azotée », dépeint Bernadette Julier, d’Inrae. La présence d’adventices, le rendement et la qualité du fourrage ont été évalués pour chaque coupe, en cumul annuel et en cumul sur trois ans.

Le choix de la graminée associée dépend de l’objectif visé

Que ressort-il de ces essais ? Premièrement, ce type d’associations se montre effectivement pertinent en permettant un contrôle satisfaisant des adventices sans recourir à des herbicides. Ensuite, selon le choix de l’espèce associée, le mélange répond à des objectifs distincts. Soit obtenir un fourrage assez équilibré entre luzerne et graminées en privilégiant les associations avec du dactyle ou de la fétuque élevée. Soit maximiser la part de luzerne au sein du mélange avec la fléole, la fétuque des prés ou le brome. « Ces petites graminées favorisent la proportion de luzerne tout en affichant de bons rendements, poursuit la chercheuse. Quant au ray-grass anglais, il est clairement à éviter car il concurrence trop fortement la luzerne. C’est également l’association qui fournit le rendement le plus faible de toutes celles testées. »

Lire aussi : Le salissement de la luzerne se gère dès l’implantation

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