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Contractualisez-vous avec des céréaliers pour sécuriser vos stocks ?

Des synergies sont possibles entre exploitations d’élevage et de grandes cultures. Cette coopération peut notamment vous permettre de sécuriser vos stocks ou de récolter des fourrages spécifiques. Très majoritairement informel, ce type de partenariat peut aussi se contractualiser.

La proximité des exploitations facilite les collaborations entre éleveurs et céréaliers
La proximité des exploitations facilite les collaborations entre éleveurs et céréaliers
© S. Leitenberger
 

Christophe Rué, en Gaec avec son fils dans le Haut-Rhin

OUI

 

 
Christophe Rué, en Gaec avec son fils dans le Haut-Rhin © V. Rué
Nous avons fait un contrat écrit sur 3 ans avec un céréalier qui dispose d’excellentes terres à 10 km de notre ferme. Établir un vrai contrat est indispensable ! J’ai déjà été échaudé par de mauvaises expériences, alors je tiens à formaliser les choses. C’est une sécurité pour chaque partie. Pour que chacun s’y retrouve, une étude économique a été réalisée avec un conseiller pour définir un montant forfaitaire par hectare en s’appuyant sur l‘historique des rendements obtenus. Le paiement s’échelonne sur six mois. Le contrat porte sur 36 ha (26 ha d’herbe et 10 ha de maïs), dont la moitié dans la zone AOP münster. Le céréalier a semé les mélanges suisses que nous avions choisis, mais c’est nous qui fertilisons et récoltons. Pour le maïs, nous gérons nous-mêmes l’implantation. Je prends ça comme une assurance car, comme la majorité des éleveurs de notre zone, nous ne sommes pas entièrement autonomes en fourrages. Au moins, nous sommes sûrs de la qualité. Nous avons eu d’excellents fourrages.

 

Alexandre Michel, éleveur en Meurthe-et-Moselle

NON MAIS...

 

 
Alexandre Michel, éleveur en Meurthe-et-Moselle © Gaec des 3M
Je travaille en confiance avec un exploitant auquel j’achète du maïs ponctuellement pour complémenter les vaches en maïs grain humide. En 2020, quand j’ai vu que les rendements risquaient d’être trop justes, je l’ai contacté dès la fin mai. J’ai préféré m’y prendre tôt, à la fois pour avoir une solution de sécurité et aussi fixer un prix avant que les cours ne s’envolent. Nous avons convenu que je lui achèterai 100 tonnes de maïs grain à 130 €/t. Les cours ont monté, mais comme nous étions engagés, les conditions n’ont pas changé.

 

Thierry Desvoye, éleveur dans le Calvados

NON MAIS...

 

 
Thierry Desvoye, éleveur dans le Calvados © T. Desvoye
J’achète 35 tonnes de luzerne à botteler à un céréalier depuis quatre ans car chez moi, les terres hydromorphes ne conviennent pas. Tout se fait oralement, rien n’est écrit. Nous nous sommes mis d’accord sur un prix de base de 140 €/t brute. Nous revoyons le prix à la baisse si le taux de MAT est au-dessous de 22 %. Tant que tout se passe bien, il n’y a pas besoin de contrat.

 

Pierre Vallance, éleveur bio en Meurthe-et-Moselle

NON MAIS...

En 2021, nous avons trouvé un céréalier pouvant nous fournir du pois-triticale pour notre concentré fermier. Il nous manque un peu de surface pour atteindre l’autonomie depuis que nous sommes passés dans un système plus extensif en bio. Il n’a pas été possible de renouveler l’opération cette année. Sur le principe, je suis favorable à ce type de partenariat, mais d’une année sur l’autre, on ne peut pas forcément miser dessus. Ce serait plus sécurisant de structurer les choses à l’échelle d’une coopérative avec des volumes et des prix planifiés.

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