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Avec Carsolel, évaluez les stocks de carbone de vos prairies

Carsolel est un outil numérique conçu pour quantifier les stocks de carbone dans vos prairies, parcelle par parcelle.

© E. Durand

Vos pratiques ont-elles un impact positif ou négatif sur le stock de carbone présent dans vos prairies ? La question se pose, notamment dans le cas de rotations de type « prairies temporaires-cultures-prairies permanentes ». L’outil Carsolel a été conçu par l’Idele et l’Inrae pour que vous ayez une vision globale du stockage du carbone dans vos sols, en fonction de vos pratiques et de l’historique de l’exploitation. Il intégrera le diagnostic d’évaluation CAP’2ER. Une application web sera disponible à la rentrée 2022.

 

 
Dans les régions d’élevage, à savoir l’Ouest, le Centre et l’Est, le maintien des prairies assure celui de la matière organique présente dans le sol. Grâce au pâturage, les animaux se nourrissent et fertilisent le sol. Ils participent donc à cet équilibre nécessaire.

 

Au-delà de la fertilité des sols, ce bilan personnalisé du stockage de carbone présente également un intérêt dans le cadre d'un potentiel paiement pour services environnementaux. « Tout le carbone présent dans le sol ne l’est pas dans les airs, ce qui limite l’impact climatique. Il est important de pouvoir intégrer le bénéfice des prairies », appuie Hélène Chambaut, ingénieure agronome à l’Institut de l’élevage.

Un diagnostic personnalisé

La nouveauté de Carsolel repose dans la prise en compte des pratiques de chaque exploitant. Après avoir répertorié les différentes surfaces en herbe comme en céréales, les conditions pédoclimatiques locales, les analyses de sols s’il y en a, les données météorologiques sont automatiquement synchronisées et modifiables par l’éleveur si une station est installée sur l’exploitation.

L’étape suivante est cruciale, mais précisée avec le plus grand soin, elle sera d’autant plus exacte. L’éleveur complète pour chaque îlot, l’ensemble des pratiques réalisées. Par exemple, il indique les fertilisations organiques et minérales, l’irrigation, les quantités de matières sèches récoltées, le passage des animaux, etc. L’historique de l’assolement de l’exploitation joue un rôle prédominant dans le diagnostic.

Lorsque toutes les informations sont enregistrées, le résultat apparaît en quelques instants. L’éleveur prend connaissance des impacts de ses pratiques sur son stock de carbone. « Tout dépend de la parcelle et du sol. Dans certains cas, il est déjà bien d’arriver à le maintenir », explique Hélène Chambaut. Il ne faut donc pas se formaliser au simple résultat, mais prendre en considération tous les éléments.

« Plus le sol est pauvre en matière organique, plus la réaction au changement des pratiques sera significative. Il vaut mieux rectifier la conduite aujourd’hui pour améliorer celle de demain », conclut-elle.

Le saviez-vous ?

En moyenne, en France, 85 tonnes de carbone sont stockées pour une prairie d’un hectare. Pour les grandes cultures, le carbone est évalué à 50 t/ha.

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