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Alimentation de précision : vers une complémentation individuelle des vaches laitières à la carte

L’alimentation de précision devrait permettre demain de piloter l'apport en concentré de production pour l'adapter à chaque vache laitière et au contexte de l'éleveur. Ce nouveau concept, actuellement mis à l’épreuve à travers le Casdar Harpagon, finalisera ses travaux en 2025.

vaches laitières mangeant dans des  auges peseuses
L’objectif est d’optimiser l’alimentation de chaque individu du troupeau, en tenant compte de la réaction de chaque vache à une baisse ou hausse de l’apport en concentré.
© E. Bignon

« Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger ». Cette célèbre citation tirée de l’Avare de Molière a inspiré l’intitulé du Casdar portant sur l’alimentation de précision des vaches laitières. Nommé Harpagon et coordonné par l’Institut de l’élevage, ce projet s’intéresse notamment aux économies potentielles d’un pilotage de l’apport en concentrés de production adapté à chaque vache laitière et au contexte de l'éleveur. « En d’autres termes, nous cherchons à savoir s’il serait opportun économiquement de distribuer le concentré non plus seulement selon le niveau de production et le stade de lactation comme cela se fait aujourd’hui, mais d’ajuster un plan de complémentation adapté individuellement à chaque animal en fonction de sa réaction à une variation des apports en concentrés », explique Julien Jurquet de l’Institut de l’élevage. Aujourd’hui, les outils de mesure déjà présents en élevage (compteurs à lait, stalle de pesée, Dac), offrent l’opportunité de valoriser des données et d’explorer ce nouveau concept.

Lire aussi : Des avis nuancés sur l'alimentation de précision

Si chaque vache réagit à sa façon à un ajustement du concentré de production, l'éleveur a peut-être tout intérêt à adapter sa complémentation de façon individuelle en prenant en compte le profil de chaque animal.

« Concrètement, une fois que le profil de chaque vache est connu, l’éleveur pourra piloter finement et individuellement l’apport de concentré en fonction de ses objectifs et du contexte extérieur, illustre Julien Jurquet. Par exemple, si l’objectif est de maintenir la production laitière tout en faisant des économies, il sera possible de diminuer la part de concentré sans faire chuter la production pour les vaches au profil compensateur face à la baisse du concentré (car elles mobilisent leurs réserves ou compensent en consommant plus de fourrages à l'auge), et de maintenir le même niveau de concentré pour des vaches moins capables de compenser. »

Emeline Bignon

 

Pour en savoir plus

Retrouvez les résultats et l’avancée du Casdar Harpagon, rendez-vous sur le site regroupant tous ses travaux.

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