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Production / Marchés
Vers une récolte de blé française de 34,5 Mt

L’AGPB table sur une production supérieure à celle de 2011 mais aussi plus homogène.

Malgré la succession d’aléas climatiques, gel tardif puis sécheresse printanière, l’AGPB, qui réunissait mardi son conseil d’administration, considère que, grâce à un rendement supérieur à l’an passé, une récolte de 34,5 Mt n’est pas exclue, contre 33,9 Mt en 2011. L’état actuel des cultures permet d’envisager un tel résultat même si les surfaces en blé d’hiver ont diminué en raison des retournements de culture. Mais aussi, la récolte 2012 pourrait se différencier de la précédente par une moins grande hétérogénéité entre régions, voire entre types de sol dans une même région. Bien sûr, subsistent encore des inconnues d’ici à la moisson, comme un risque sur la fertilité des épis lié aux températures saisonnières basses, ou celui de hautes températures en cours de remplissage.

Accroître les rendements de 0,6 q/ha par an pendant vingt ans
Mais, dans l’immédiat, ces risques ne s’imposent pas et l’AGPB se projette plus loin dans l’analyse de l’évolution de la production française de blé tendre. Si le thème “produire plus et produire mieux” n’est pas nouveau dans la démarche de l’organisation professionnelle, son secrétaire général, Jean-François Isambert, y voit une opportunité d’actualisation avec la politique de croissance et de protection de l’environnement, prônée par le gouvernement.
La France, par la relative régularité de ses récoltes due à son climat et ses sols, est l’un des producteurs mondiaux de céréales susceptibles de répondre à la croissance des besoins des pays structurellement importateurs, en particulier le pourtour méditerranéen. Et ces consommateurs doivent compter sur des fournisseurs sûrs et réguliers alors que leur potentiel de production ne répond pas à l’accroissement de leurs besoins.
Pour assumer ce rôle, l’AGPB préconise une croissance de production de blé de 20 % en vingt ans, via une amélioration des rendements moyens de 0,6 q/ha par an, par une action sur la prolificité des plantes, leur résistance aux maladies et aux aléas climatiques. L’Inra et Arvalis-Institut du végétal y travaillent.
Pour répondre à l’incitation des pouvoirs publics à produire mieux, dans le cadre de la protection de l’environnement, l’AGPB considère que la meilleure voie pour y parvenir est celle de la responsabilisation des agriculteurs dans l’utilisation des intrants, tout en préservant leur compétitivité. Mais l’association de producteurs refuse les mesures coercitives, prises à partir d’expérimentations sans commune mesure avec les conditions réelles d’utilisation. Quant aux OGM, le secrétaire général de l’AGPB considère qu’il faut aussi pousser la recherche dans d’autres voies.

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