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Engrais azotés
Vers une perte de 5-10 % des capacités de stockage

SELON L’UNIFA, l’Union des industries de la fertilisation, l’Arrêté pour les installations soumises à autorisation relatif à la réglementation sur les engrais à base de nitrates d’ammonium, publié le 14 avril dernier, va conduire à la fermeture, à travers la France, d’une dizaine de sites de stockage industriel sur les 120 existants. Ces nouvelles mesures, dont certaines sont déjà appliquées et les autres dans un délais de trois ans, vont conduire à la disparition à plus au moins long terme, de 5 à 10 % des 1,1 Mt de capacités de stockage actuelles.

Un surcoût lié au stockage intermédiaire chez le distributeur
    Les volumes d’engrais azotés, qui ne pourront plus être pris en charge par les industriels  concernés, seront stockés chez le distributeur. Ce dernier ne manquera pas de répercuter sur ses prix de vente le surcoût induit par ce stockage intermédiaire. Cette augmentation de « quelques “pour cent” » au stade de l’agriculteur est « sans commune mesure avec les hausses saisonnières des prix des engrais qui peuvent atteindre 20 % », rassure Gilles Poidevin, délégué général de l’Unifa.

Un développement du stockage à la ferme projeté
    Cependant, les industriels de la fertilisation envisagent de développer les livraisons directes à l’agriculteur qui aura contractualisé auprès de son organisme stockeur, afin d’épargner leur trésorerie, déjà bien entamée par ces temps de crise.
    Ce stockage à la ferme, qui n’est pas soumis à réglementation puisque d’un volume limité – en ammonitrates il faut des stockages supérieurs à 500 tonnes pour être inquiétépar des normes Sécurité et Environnement – paraît être une solution d’avenir par les industriels de la fertilisation.

La vente directe d’engrais en question
    Mais avec la multiplication des sources d’informations sur les marchés agricoles et financiers au sens plus large, l’agriculteur n’hésite plus aujourd’hui à s’approvisionner sans faire appel à son organisme stockeur.
    Si certains surfent sur le web pour faire leurs achats, d’autres se regroupent et lancent des appels d’offres aux industriels locaux afin de négocier leurs fertilisants aux meilleurs prix, sans attendre les propositions tarifaires de leurs coopératives ou leurs négociants.
    Un phénomème qui tend à faire des émules, aux dires du représentant de l’Unifa. De fait, de la livraison directe à la vente directe d’engrais à l’utilisateur final... il n’y a qu’un pas, que certains producteurs de fertilisants ont déjà franchi. Cependant, contrairement aux livraisons directes à la ferme dont les industriels diffusent les statistiques, il n’existe aucun chiffre “officiel” relatif aux volumes concernés par cette vente directe d’engrais aux agriculteurs. Démarche commerciale qui, rappelons-le, exclut l’organisme stockeur de la transaction.
    Les producteurs de fertilisants se montrent plutôt discrets, quand on évoque le sujet. Ils ne veulent sûrement pas froisser leurs principaux clients actuels que sont ces mêmes coopératives et négociants.

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