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Accords commerciaux
Une réunion peu productive

UNE NOUVELLE FOIS se trouve posé le problème de la répercussion de la hausse des prix des matières premières agricoles aux consommateurs. Alors que les négociations commerciales sont bloquées, Leclerc et Carrefour étant particulièrement réticents à faire passer la moindre hausse, le gouvernement tente d’apaiser le débat en conciliant deux contraires : donner un ballon d’oxygène aux éleveurs sans trop pénaliser le consommateur.

Un indice des coûts des matières premières comme élément de négociation
Le 2 février, le ministre de l’Agriculture a réuni, avec le secrétaire d’Etat au Commerce, des représentants des filières agroalimentaires. Selon Bruno Le Maire, les distributeurs se seraient engagés à « examiner favorablement les demandes de leurs fournisseurs au regard de la hausse du coût des matières premières, notamment pour les viandes fraîches de bœuf, de porc et de volailles ». Une appréciation différente de celle de l’Ania, qui évoque plutôt une « réunion pour rien », et de Philippe Mangin, président de Coop de France, décrivant une rencontre « ubuesque ». Pour faire avancer les choses, ce dernier propose d’utiliser dans les négociations commerciales un indicateur du coût des aliments pour animaux. Ce qui pourrait faire varier les prix de la viande en phase avec les charges des éleveurs, à la hausse comme à la baisse. De son côté, la Confédération française de l’aviculture (CFA) propose l’instauration de mécanismes de répercussion automatique des prix des matières premières « à l’instar de ce qui existe dans d’autres secteurs économiques ».

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