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LES PREVISIONS pour la récolte 2008 des protéagineux s’affinent. Elles annoncent une amélioration pour la filière.
Le rendement moyen en pois atteindrait 47,9 q/ha sur des surfaces de 114.000 ha (sources Arvalis, Unip et Scees). Soit une production française de pois se rapprochant des 550.000 t. La qualité serait satisfaisante. La teneur moyenne en protéines s’élèverait à 22,8 % de la matière sèche, une valeur supérieure à celle de 2007, mais légèrement inférieure aux moyennes habituelles. Les autres paramètres de qualité (couleur, grains tachés, dégâts causés par les insectes) présentent des résultats globalement satisfaisants, généralement meilleurs qu’en 2007. En prenant en compte les stocks et les importations, les disponibilités baisseraient de 100.000 t par rapport à la campagne précédente. Malgré un rendement en hausse, l’offre restera déficitaire. Elle affecte déjà le marché des Fabs et devrait toucher les exportations vers l’UE.
Cette année est à marquer d’une pierre blanche pour les féveroles. Pour la première fois, le rendement moyen national passe au dessus des 50 q/ha, à 53 q/ha, contre 42,5 q/ha en moyenne sur la période 2003/2007 d’après l’Unip. Un résultat qui confirme la progression observée depuis 5 ans. En cause? Un déplacement des zones de culture du sud vers le nord de la France, sur des terres plus favorables climatiquement pour les féveroles de printemps. Les rendements dépassent allégrement les 50 q/ha en Picardie, Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais, ou encore Haute-Normandie, contre 30 q/ha seulement dans le Midi-Pyrénées. Des résultats qui s’expliquent également par les progrès réalisés en terme de conduite de culture et de renouvellement variétal.
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Dans un communiqué, l’Unip s’est félicitée des rendements en pois et féveroles « après plusieurs années particulièrement défavorables ». En intégrant les protéagineux dans leur assolement, les producteurs ont gagné en rentabilité en raison de « l’accroissement du différentiel de prix avec les céréales » mais aussi grâce aux économies réalisées en engrais azotés.
Selon l’organisation, la crise de l’offre actuelle due à une demande non satisfaite, devrait « logiquement commencer à se résorber en 2009 ». L’Unip estime un accompagnement des pouvoirs publics nécessaire. Elle souhaite que le bilan de santé de la Pac ne débouche pas sur « une pénalisation directe ou indirecte des protéagineux ». Elle se réjouit de l’engagement du ministère de l’Agriculture à reconduire sur cinq ans le plan d’aide à la recherche sur les protéagineux. Un optimisme qu’il faut maintenant faire partager aux Fabs. Les protéagineux sont absents des formules depuis le début de la campagne...
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