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Grenier coopératif de l’Albigeois
Un potentiel de développement important pour son usine d’extrusion

Le grenier coopératif de l’Albigeois, basé dans le Tarn, a pour cœur de métier la collecte de céréales, mais n’a de cesse de diversifier ses activités. Dernier investissement en date, une usine d’extru­sion, qui vient d’ache­ver sa première année de production, et dont les débouchés sont encore vastes, notamment sur l’Espagne.

Pour diversifier ses activités, jusqu’alors centrées sur l’amont (cf. encadré), le Grenier coopératif de l’Albigeois a racheté, en 1999, une usine de fabrication d’aliments du bétail. « Une activité développée chez nos adhérents avec un aliment type mash », explique Daniel Maurel, son directeur. La dernière activité que nous avons mis en place est l’extrusion. » Les investissements y ont débuté en 2011. L’unité tourne depuis juillet 2012, soit il y a un peu plus d’un an.

Développer l’extrusion en pa- rallèle des oléoprotéagineux
L’usine d’extrusion possède deux lignes de production. Une dédiée aux graines de soja, l’autre aux produits formulés à base de graines de lin, auxquels peuvent être ajouté du pois et/ou féveroles. Le taux d’incorporation du lin variant de 30 à 70 % selon le produit final.
« Sur la première année, nous avons atteint notre objectif, puisque la production a dépassé les 1.500 t. Mais, nous aimerions atteindre les 5-7.000 t dans un horizon de trois ans. Aujourd’hui, le premier utilisateur est notre usine de nutrition animale, totalisant 50 % des volumes. L’autre moitié part vers des fabricants d’aliments du bétail du Sud de la France, et nous livrons également un peu l’Espagne », précise Daniel Maurel. À terme, le groupe coopératif tarnais souhaite que la part des débouchés externes soit plus importante.
« La mise en place d’une unité d’extrusion découle d’un souhait de diversifier les assolements de nos adhérents. » Avant il y avait beaucoup de rotations courtes types colza/blé ou tournesol/blé. Mais avec les nouvelles mesures agro-environnementales, le Grenelle de l’environnement et l’objectif de limiter l’utilisation de produits phytosanitaires, la coopérative a voulu proposer des alternatives à ses adhérents.
Il y a cinq ans, ils ont relancé les cultures de pois, féverole, soja, lupin et lin, avec un effort particulier sur ce dernier. « Le lin est une excellente tête d’assolement, qui permet des gains de 5 à 10 q/ha pour un blé mis derrière, et qui bénéficie d’un bon prix. » Cette année, il était payé 500 €/t. « Nous garantissons un prix dès le semis donc les agriculteurs sont assurés de toucher un prix minimum. » En 2012, les surfaces ensemencées sont montées jusqu’à 500 ha et, en 2013, il y avait 350 ha d’implantés que les agriculteurs viennent de moissonner. Les rendements moyens sont de 20 à 22 q/ha. « En 2014, nous espérons dépasser les 1.000 ha, avec un objectif de 1.000-1.500 ha d’ici deux à trois ans, pour fournir notre usine. »
Des contrats existent également sur les autres cultures oléoprotéagineux, mais en nombre plus faible. En protéagineux, Daniel Maurel vise une sole de 350 hectares d’ici deux ans, contre environ 100 hectares actuellement. « Nous sommes la seule usine d’extrusion du sud de la France, à ma connaissance. Le potentiel de développement est donc important, l’Espagne faisant clairement partie de notre cible de marché », conclut le directeur du groupe coopératif.

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