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Sorgho, il faut combattre les idées reçues

Une production UE indemne de tanins

Stabiliser les valeurs nutritionnelles du sorgho par la génétique et le parcours cultural afin de standardiser le produit, normaliser les conditions de récolte pour éviter mauvaise odeur et moisissures – qui impactent l'image de cette céréale en France –, atteindre un volume de production critique et mieux faire connaître son intérêt nutritionnel. » Telles sont, selon Marc Berger, courtier en oisellerie chez Courtage du Val de Loire, les quatre conditions que doit remplir le sorgho (cf. n°4030 p. 7) pour en augmenter l'incorporation par les fabricants d'aliments pour animaux (Fab). « Si nous avons plutôt bien remédié aux trois premiers points avec, notamment, une production française 2014 estimée à 378.000 t (près de 65.000 ha pour un rendement compris entre 60 et 65 q/ha, selon FranceAgriMer et Arvalis) et une stabilisation de la génétique depuis quelques années, il nous reste à mieux faire connaître les atouts du sorgho en nutrition animale », déclare Julie Ferreyrolle, responsable Développement de Semences de Provence, le numéro un du sorgho en France et en Europe. « Parler de cette céréale, c'est tout l'enjeu de nos nouveaux “Trophées du sorgho” », qui mettent en avant des agriculteurs méritants, souligne son directeur, Denis Villenave.

Une production UE indemne de tanins

« La consommation de sorgho par les Fab français ne représente que 32.000 t, à comparer aux 21 Mt d'aliments composés, le débouché historique du sorgho hexagonal étant l'oisellerie », indique Marc Berger. « Si les Fab du Sud-Ouest (principale région productrice) et d'Espagne connaissent bien le produit, les formulateurs bretons ou des Pays de la Loire le suspectent de renfermer des tanins, responsables d'une baisse de digestibilité des rations. » Ce qui est faux, concernant la France et l'UE, puisque « c'est un critère d'exclusion à l'inscription des variétés au catalogue européen depuis vingt ans », précise Denis Ville-nave. En revanche, la question se pose s'agissant des imports Pays tiers, étant donné qu'« en Argentine et pour un bon tiers aux États-Unis, les producteurs choisissent des variétés à tanins, aux grains amers, comme moyen naturel de protection contre les oiseaux », explique le directeur.

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