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Semis de céréales d’hiver – Vers une baisse des surfaces françaises entre 2022 et 2023 ?

Benoît Piètrement, président du conseil spécialisé Grandes cultures de FranceAgriMer, et agriculteur dans la Marne, a fait part de ses inquiétudes quant à l’état des cultures de blé tendre et d’orge d’hiver en France.

© Hans-Pixabay

Se dirige-t-on vers un recul des assolements hexagonaux de blé tendre et d’orge d’hiver entre 2022 (campagne commerciale 2023/2024) et 2023 (campagne commerciale 2024/2025 ? Sans être en mesure de donner de chiffre précis, la réponse de Benoît Piètrement, président du conseil spécialisé Grandes cultures de FranceAgriMer (FAM), et agriculteur dans la Marne, penche plutôt pour le oui. « Je n’ai pas d’estimation précise, mais je vois difficilement comment les surfaces pourraient ne pas reculer annuellement », s’est-il exprimé lors d’une conférence de presse suivant le conseil spécialisé Grandes cultures de FAM le 15 novembre.

Lire aussi : Marché français des céréales – Des stocks 2023/2024 revus à la hausse par FranceAgriMer

Les fortes précipitations que connaît une majeure partie du territoire français depuis la seconde moitié du mois d’octobre, sans presque aucune interruption, sont bien entendu à l’origine des inquiétudes émises par le président du conseil spécialisé Grandes cultures de FAM. « Si l’on exclut les parcelles inondées, le Nord Pas de Calais s’en sort mieux, les semis ayant été faits plus tôt. En revanche, la situation est plus compliquée dans le grand Ouest », relève-t-il. Avant les pluies, les conditions de semis étaient pourtant idéales.

Certaines parcelles pourront être resemées plus tard, mais devront attendre plusieurs semaines avant d’évacuer l’eau. Cela au prix d’une baisse des potentiels de production en 2024. « Si on sème après la mi-novembre, cela ne sera pas sans effet sur la moisson l’an prochain », prévient Benoît Piètrement. D’autres parcelles ne pourront tout simplement pas être resemées.

Hausse des semis d’orge de printemps et de maïs en 2024 ?

Ainsi, il est possible d’observer une progression des semis de cultures de printemps, comme l’orge ou le maïs, en 2024, en remplacement de l’orge et du blé tendre d’hiver. « Il pourrait également y avoir des semis de blé dur en lieu et place du blé tendre, vu que le blé dur est semé plus tardivement. Mais ce phénomène devrait être marginal », pointe le céréalier de la Marne. Pour l’instant, les préoccupations sont faibles quant aux semis de blé dur.

De leur côté, les colzas ayant été implantés très tôt, « les fortes pluies n’engendrent que peu de problèmes, hormis les terres inondées. Par conséquent, ces cultures ne devraient pas être trop affectées », rassure Benoît Piètrement.

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