Aller au contenu principal

Scandal’œufs ?

Entre deux actualités, les producteurs d’œufs ont su attirer l’attention des caméras et, par voie de conséquence, des autorités sur la crise que traverse actuellement le secteur. Mais à quel prix ? Casser plusieurs centaines de milliers d’œufs alors que le pays traverse une période économique difficile n’est pas forcément un message porteur pour le citoyen moyen, ce dernier ignorant tout ou presque du marché de l’œuf dans l’Union européenne. De même, entendre des producteurs dénoncer la surproduction comme principale cause à cette crise interpelle. La solution semble simple à la lumière de ce constat : les producteurs n’auraient qu’à réduire leur production. Autre élément, les acheteurs d’œufs (industries et distributeurs) ne paient pas assez cher les producteurs (certains acceptant de vendre à perte). Pourquoi accepter de vendre dans ces conditions, pourrait se demander légitimement le téléspectateur. Enfin, la hausse des coûts de production (notamment du coût de l’aliment), qui aggrave les pertes des producteurs, a aussi été évoquée. Sur ce point-là, compter sur la solidarité entre les filières agricoles semble utopique. Pour autant, la crise que rencontre les producteurs européens est réelle mais elle ne date pas d’aujourd’hui. Et même si certains producteurs ont choisi de gonfler leur production après la mise aux normes de leurs bâtiments d’élevage, difficile de les blâmer vu les investissements réalisés et la fermeté des cours de l’œuf à cette époque. Bruxelles doit donc prendre acte de cette crise du secteur, même si elle ne la reconnait pas (cf. Crise de l'œuf) et y répondre par la mise en place de véritables outils de régulation du marché. Une solution réclamée depuis longtemps par une partie de la profession.

Les plus lus

<em class="placeholder">granulé d&#039;engrais blancs</em>
Marché des engrais : incertitudes, tensions et ajustements face au MACF

La mise en place du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) par l’Union européenne a fortement impacté le marché…

Alain Charvillat, directeur Céréales export de Sénalia.
« Cette première partie de campagne céréalière est une bonne surprise en termes de flux à l’exportation », indique Alain Charvillat

Le directeur Céréales export de Sénalia, le plus important terminal portuaire de Rouen, est plus que satisfait du trafic de…

Portrait de Pierre-Jean Huré, directeur commercial du groupe Sica Atlantique
« Nous espérons une meilleure dynamique à l’exportation en blé tendre sur la seconde partie de campagne », indique Pierre-Jean Huré

Le directeur commercial du groupe Sica Atlantique fait le bilan du premier semestre de la campagne de commercialisation 2025-…

De gauche à droite : Franck Bluteau, nouveau président de la Cavac, Jérôme Calleau, ancien président de la Cavac, et Olivier Joreau, directeur général
La coopérative Cavac garde un résultat net positif en 2024-2025

La campagne 2024-2025 a été difficile pour la Cavac, avec une forte baisse des volumes. Le résultat net de la branche…

Diego de la Puente, analyste du marché des grains chez Novitás.
Une récolte de blé record en Argentine pénalisée par la qualité

L’abondante récolte de blé argentin lui confère une grande compétitivité en ce début d’année. Les ventes vers l’Asie sont très…

chargement de blé sur un bateau dans le port de Rouen par Senalia
FranceAgriMer alerte sur l’émergence de la concurrence du blé argentin, après une première moitié de campagne dynamique en termes d'exportations céréalières

L’édition du mois de janvier des bilans céréaliers français présente des révisions en baisse des exportations de blé et d’orge…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne