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Riz : des prix fermes en raison de disponibilités mondiales limitées

D’après le CIC, la demande appuyée des importateurs internationaux a permis aux cours de conserver des niveaux élevés en février.

SELON LE DERNIER rapport du Conseil international des céréales (24 février), la fermeté de la demande mondiale et des disponibilités exportables limitées en Thaïlande et au Vietnam ont maintenu la fermeté des prix du riz tout au long du mois de février.

Des cours encore fermes

Les cotations thaï sont restées relativement élevées (le 100% qualité B presque inchangé, à 295 $/t fob), étayées par le programme d’achats du gouvernement qui a été prolongé d’un mois, jusqu’à la fin mars. Les nouvelles demandes ont été rares car les acheteurs cherchaient à se procurer des disponibilités vietnamiennes à meilleur prix. Malgré la progression de la moisson hiver-printemps, les prix au Vietnam sont restés quasiment inchangés face à des chargements robustes à l’exportation et l’annonce d’un appel d’offres par les Philippines. Les cotations pour du riz à 5% de brisures ont clôturé en légère baisse, à 261 $/t fob. Un représentant officiel du ministère de l’Agriculture a indiqué que les contrats d’exportations atteignaient environ 1 Mt à la mi-février, dont 0,8 Mt prévues pour livraison durant le premier trimestre (niveau inchangé par rapport à l’an dernier). L’objectif officiel d’exportations 2005 a été fixé à 4,0 Mt (4,0 Mt).

Les cotations fob ont augmenté au Pakistan, en partie pour refléter la fermeté des prix chez les autres exportateurs, mais aussi du fait d’une recrudescence des ventes à l’Afrique (y compris au moins 20.000 t au Mozambique). Le riz IRRI-6 à 25% de brisures a gagné 6 $/t pour se hisser à 248 $/t fob Karachi. Des achats spéculateurs ont provisoirement interrompu le repli récent des cours à terme du riz brut américain, avant qu’un regain de faiblesse technique ne viennent peser sur les contrats qui sont tombés à leur cours le plus bas, l’échéance de mai clôturant à 31 cents/cwt de moins (7 $/t), à 6,54 $/cwt (144 $/t). Les ventes à l’exportation ont quelque peu étayé les valeurs, malgré l’absence de confirmation de l’annonce du mois dernier selon laquelle l’Irak avait acheté 180.000 t de riz américain. Le prix du riz à long grain (N° 2, 4% de brisures) est resté aux alentours de 330 $/t fob Golfe, quelque 30 $/t de plus que les cotations pour du riz Thaï comparable 100% qualité B (environ 150 $/t un an plus tôt).

La sécheresse met en péril la production indonésienne

Le risque de voir les conditions sèches diminuer la production de riz en Indonésie a incité l’agence nationale de logistiques, Bulog, à annoncer qu’elle ne pourrait exporter que 50.000 t de riz cette année, sur les 150.000 t initialement engagées pour livraison à des pays d’Afrique. Les achats intérieurs en 2005 pourraient également reculer de quelque 0,3 Mt par rapport à l’objectif officiel de 2,25 Mt. Les Philippines envisagent de relever leur objectif d’importations pour 2005 au-dessus du niveau actuel de 1,1 Mt, pour éviter la hausse des prix intérieurs. Le 1er mars, l’Autorité nationale de l’alimentation lancera un appel d’offres pour 500.000 t de riz à 15% et 25% de brisures, pour arrivage en avril-mai.

Le Bangladesh a acheté 70.000 t de riz étuvé à l’Inde, dans le cadre d’un programme d’achats publics visant à reconstituer les stocks d’urgence après que les inondations de l’an dernier ont réduit la production de récolte Aman. Pour lutter contre la hausse des prix, l’Etat va écouler 100.000 t sur les marchés locaux avant la moisson de la récolte Boro en avril-mai. Il est prévu d’augmenter les prix d’achats publics au Sri Lanka et 130.000 t de riz paddy prélevées sur le programme d’achats publics de cette année seront consacrées à la création de stocks tampons.

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