Aller au contenu principal

Meunerie / Boulangerie
Rétrodor mise sur la naturalité des produits et sur la tradition

La baguette des Minoteries Viron s’appuie sur une panification exigeante.

Lancée en 2011 en test dans certaines boulangeries clientes, la “famille Rétrodor”, qui rassemble une vingtaine de produits boulangers, sera présentée lors du salon Europain 2012. Qu’ils soient sucrés, salés ou plus traditionnels, les membres de la famille Rétrodor sont tous fabriqués à partir de la farine du même nom, vendue par les Minoteries Viron basée à Chartres. Le concept de cette farine tient en une phrase, selon Alexandre Viron qui dirige le moulin : « On ne peut faire du bon qu’avec du très bon. »

Une farine sans additif pour une baguette de 300 g
Précédant et inspirant le décret pain de 1993, la farine Rétrodor, mise au point par les Minoteries Viron à la fin des années 80, n’a véritablement décollé qu’en 1995 pour se retrouver chez plus de 600 boulangers aujourd’hui. Avec 250.000 q de blé écrasés par le moulin, ce sont 20.000 t de farine qui sont produites par an, dont un peu plus de la moitié distribuées sous la marque Rétrodor. L’origine de cette farine remonte à 1987 quand un boulanger de la région, client de la minoterie, a fait la demande d’une farine saine, sans additif, ni traces de blés nord-américains. « Arrêtons de mettre des additifs, le boulanger n’en a pas besoin, estime Alexandre Viron. Un bon artisan et une bonne farine suffisent. En travaillant bien, le pain est bon. » En plus de ces spécificités, la farine Rétrodor s’accompagne d’un concept de panification « dans l’esprit des années trente ». Concrètement, il s’agit de revenir à une fabrication simple mais respectueuse des différentes étapes de panification. Pour 100 kg de farine Rétrodor, il faut compter 70 l d’eau, du sel, de la levure et 3 h de pointage. Le tout associé à un pétrissage lent. Le produit fini est une baguette de 300 g, contre 250 g en général.

Des blés cultivés de façon raisonnée
Si la farine Rétrodor se veut la plus naturelle possible, cet effort est moins marqué sur l’approvisionnement en blé. Le meunier n’impose pas de cahier des charges aux producteurs avec qui il travaille. « L’entreprise commercialise du bio, mais nous n’écrasons pas de blés bio sur le site », explique-t-il.« Le principe du bio est extra d’un point de vue philosophique. Mais d’un point de vue humain, c’est différent. Si la production mondiale était bio, une partie de la population serait très pénalisée », estime-t-il. Et d’ajouter : « Il vaut mieux être le plus pointu possible du point de vue de l’économie en réduisant au maximum les intrants. Surtout que dans le pain biologique, il est permis d’utiliser 5 % d’additifs, alors qu’il n’ y en a aucun dans la Rétrodor. »

Ne pas se développer trop vite
Les Minoteries Viron réalisent un chiffre d’affaires de 15 M€, dont 8 % à l’exportation. L’objectif 2012 serait de passer à 10 %. « J’achète régulièrement du contingent. Mais le but n’est pas de se développer trop vite. Nous pouvons lancer 12 boulangers par an, au-delà, c’est impossible », estime Alexandre Viron.

Les plus lus

<em class="placeholder">granulé d&#039;engrais blancs</em>
Marché des engrais : incertitudes, tensions et ajustements face au MACF

La mise en place du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) par l’Union européenne a fortement impacté le marché…

Alain Charvillat, directeur Céréales export de Sénalia.
« Cette première partie de campagne céréalière est une bonne surprise en termes de flux à l’exportation », indique Alain Charvillat

Le directeur Céréales export de Sénalia, le plus important terminal portuaire de Rouen, est plus que satisfait du trafic de…

Portrait de Pierre-Jean Huré, directeur commercial du groupe Sica Atlantique
« Nous espérons une meilleure dynamique à l’exportation en blé tendre sur la seconde partie de campagne », indique Pierre-Jean Huré

Le directeur commercial du groupe Sica Atlantique fait le bilan du premier semestre de la campagne de commercialisation 2025-…

De gauche à droite : Franck Bluteau, nouveau président de la Cavac, Jérôme Calleau, ancien président de la Cavac, et Olivier Joreau, directeur général
La coopérative Cavac garde un résultat net positif en 2024-2025

La campagne 2024-2025 a été difficile pour la Cavac, avec une forte baisse des volumes. Le résultat net de la branche…

Diego de la Puente, analyste du marché des grains chez Novitás.
Une récolte de blé record en Argentine pénalisée par la qualité

L’abondante récolte de blé argentin lui confère une grande compétitivité en ce début d’année. Les ventes vers l’Asie sont très…

Photo d'Amadou Sarr, analyste chez Stratégie Grains, filiale d'Expana.
« Les exportations françaises de blé sont finalement moins exposées à la menace argentine que les origines mer Noire », déclare Amadou Sarr, analyste chez Stratégie Grains

La récolte record de l’Argentine en blé ne devrait pas pénaliser outre mesure les exportations françaises de blé tendre sur la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne