Aller au contenu principal

Maïs
Quid de l’intervention ?

Lors d’une récente réunion du groupe « grandes cultures » du Comité spécial agricole de l’Union (CSA), de nombreux pays ont reconnu l’existence d’un problème à moyen terme sur le maïs, certains d’entre eux mettant l’accent sur le fait qu’il s’agit avant tout d’un problème structurel et non conjoncturel. Ces pays ont notamment fait valoir que les stocks globaux de maïs diminueront grâce aux débouchés offerts par la production de bioéthanol et d’aliments pour animaux. Selon la Belgique et les Pays-Bas, les stocks devraient commencer à se stabiliser en 2011. Les pays producteurs de maïs ne sont pas d’accord avec l’analyse de la Commission selon laquelle, faute d’une modification du système actuel d’intervention, les stocks continueront d’augmenter de manière considérable. La Hongrie a contesté produire du maïs avec le seul objectif de le vendre à l’intervention, tandis que la Roumanie a souligné que ses producteurs avaient l’opportunité de bénéficier de débouchés commerciaux grâce à des capacités appropriées de transport. Quatorze Etats membres ont marqué leur opposition à la suppression de l’intervention, en soulignant notamment la stabilité de ce système et la protection offerte aux producteurs et utilisateurs (Bulgarie, Hongrie, Portugal). La France, l’Espagne, la République tchèque, la Pologne et la Finlande ont déploré le caractère « trop radical et prématuré » de la proposition de Bruxelles. Quant au Royaume-Uni, à l’Allemagne, au Danemark et à la Suède, ils se sont montrés plutôt favorables à l’approche de la Commission, mais pas nécessairement à sa mise en œuvre dès cette année. La Suède ainsi que l’Italie ont estimé que l’intervention devrait être maintenue en 2007/08 mais supprimée à partir de la campagne 2008/09. L’Italie a suggéré l’introduction dans l’organisation commune de marché d’une base juridique qui permettrait à la Commission d’adopter des mesures lorsque surviennent des problèmes graves sur le marché.

Les plus lus

Graphique de production française d'aliments pour animaux en 2023, 2024 et 2025.
Nutrition animale : la production française d’aliments composés s’accroît de 1,1 % en 2025

La production française d’aliments composés a progressé, pour la deuxième année consécutive, passant de 18,65 Mt à 18,86 Mt…

Pellet de tourteau de colza au creux de deux mains jointes.
Marché bio : un resserrement inhabituel des prix entre les tourteaux de soja et de tournesol

Le marché biologique des tourteaux se distingue actuellement par un resserrement inhabituel des niveaux de prix.

Les impacts à venir de la guerre entre l'Iran et Israël/Etats-Unis sur les marchés agricoles

Après trois jours de hauts et de bas sur les marchés à terme agricoles, que faut-il avoir à l'esprit dans l'hypothèse où le…

Photo des dirigeants d'Euralis : de gauche à droite, Christophe Congues, président d’Euralis, et Thomas Chambolle, directeur général d’Euralis.
Euralis enregistre une progression de son résultat net en 2024-2025

Bien qu’encore négatif, le résultat net d’Euralis a progressé sur la campagne commerciale 2024-202 par rapport à la précédente…

Meunerie française, une santé fragile et une problématique d’importation

L’Association nationale de la meunerie française (ANMF) publie une étude commandée à la Banque de France sur l’état économique…

Julien Darley et Alexandre Jonet, traders pour Granit Négoce
« Nous ne sommes pas optimistes sur le redéveloppement de la prime brassicole d’ici à la fin 2026 », affirme Julien Darley, directeur général de Granit Négoce

Pour les traders de Granit Négoce, filiale d’Axéréal, seul un événement climatique adverse sur la récolte 2026 pourrait…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne