Aller au contenu principal

Prises de becs

La défaillance du volailler finistérien Doux n’aura été une surprise ni pour ses employés, ni pour ses partenaires professionnels qui ont vu les problèmes s’accumuler au fil des années. C’est la décision unilatérale du patron, Charles Doux, de déposer le bilan plutôt que de donner une chance aux solutions de sauvetage, sur le point d’être mises en place, qui a davantage surpris. Surpris pour ne pas dire agacé les parties prenantes, et notamment le gouvernement, alors que des milliers d’emplois sont en jeu. « Le choix de déposer le bilan est de la seule responsabilité de Charles Doux », a tenu à préciser Stéphane Le Foll. « Il va falloir qu’il comprenne que, aujourd’hui, si on doit venir en aide (...) ça se fera à des conditions », a-t-il par ailleurs déclaré, critiquant au passage la pertinence des décisions prises par le chef d’entreprise ces dernières années. Mais Charles Doux se défend : « En aucun cas, cette déclaration de cessation de paiement n’a été clandestine. Tous les intervenants dans ce dossier ont été strictement informés », a-t-il assuré au Télégramme. Il justifie cette précipitation par la nécessité du « paiement des salaires qui devait impérativement intervenir pour le 5 juin » et du « règlement de nos fournisseurs ». Une bonne intention donc a priori pour le dirigeant de Doux qui prône l’optimisme : « Tant que nous ne connaissons pas l’état précis de ces dettes, il n’est pas possible de présenter un plan d’action précis. Aujourd’hui, nous estimons qu’il est possible de repartir du bon pied », a-t-il déclaré à Ouest France. Mais cette incertitude sur le niveau des créances n’a rien de rassurant...

Les plus lus

<em class="placeholder">Culture du sorgho dans le Haut-Rhin (chez Daniel Christnacher). Epis. Inflorescences</em>
Sécheresse 2026 : face à la rareté du maïs, les opérateurs à la recherche d’alternatives

Face au risque de pénurie et de hausse des prix du maïs non-OGM, les acteurs de la filière étudient des solutions alternatives…

<em class="placeholder">Champ de maïs victime de sécheresse et de températures caniculaires, Creuse, juillet 2026.</em>
Céréales et oléagineux bio : tension en blé et orge fourragers, sous l’impulsion du maïs

Les prix des céréales bio sur le marché physique français ont progressé entre le 29 août et le 12 août 2026. La…

Graphique prix blé orge mais France au 3 septembre 2026
Marché des céréales du 3 septembre 2026 : Retournement du marché des céréales et chute du prix du blé

L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 2 et le 3 septembre 2026, expliquée par La…

Graphique prix blé, orge et maïs France au 13 août 2026
Marché des céréales du 13 août 2026 : Hausse du prix du maïs sur Euronext alors que le prix du blé est hésitant

L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 12 et le 13 août 2026, expliquée par La Dépêche Le petit…

<em class="placeholder">maïs souffrant de la sécheresse et de la canicule en Vendée en juillet 2026</em>
Sécheresse 2026 : le prix du maïs européen pourrait flamber et les importations s'envoler

La baisse de la récolte de maïs en France et en Europe réduira fortement les disponibilités non-OGM dans les prochains mois,…

<em class="placeholder">Champ de maïs, pénalisé par la sécheresse et les températures caniculaires, Creuse, juillet 2026.</em>
Maïs bio et sécheresse : la France va passer d’exportateur à importateur net sur la campagne 2026-2027

En raison de la production catastrophique en maïs bio qui se profile en France, les fabricants d’aliments pour animaux…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne