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Prises de becs

La défaillance du volailler finistérien Doux n’aura été une surprise ni pour ses employés, ni pour ses partenaires professionnels qui ont vu les problèmes s’accumuler au fil des années. C’est la décision unilatérale du patron, Charles Doux, de déposer le bilan plutôt que de donner une chance aux solutions de sauvetage, sur le point d’être mises en place, qui a davantage surpris. Surpris pour ne pas dire agacé les parties prenantes, et notamment le gouvernement, alors que des milliers d’emplois sont en jeu. « Le choix de déposer le bilan est de la seule responsabilité de Charles Doux », a tenu à préciser Stéphane Le Foll. « Il va falloir qu’il comprenne que, aujourd’hui, si on doit venir en aide (...) ça se fera à des conditions », a-t-il par ailleurs déclaré, critiquant au passage la pertinence des décisions prises par le chef d’entreprise ces dernières années. Mais Charles Doux se défend : « En aucun cas, cette déclaration de cessation de paiement n’a été clandestine. Tous les intervenants dans ce dossier ont été strictement informés », a-t-il assuré au Télégramme. Il justifie cette précipitation par la nécessité du « paiement des salaires qui devait impérativement intervenir pour le 5 juin » et du « règlement de nos fournisseurs ». Une bonne intention donc a priori pour le dirigeant de Doux qui prône l’optimisme : « Tant que nous ne connaissons pas l’état précis de ces dettes, il n’est pas possible de présenter un plan d’action précis. Aujourd’hui, nous estimons qu’il est possible de repartir du bon pied », a-t-il déclaré à Ouest France. Mais cette incertitude sur le niveau des créances n’a rien de rassurant...

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