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Piloter sa ferme : « désintoxiquer les céréaliers du marché »

La nouvelle société de conseil a présenté son logiciel de conseil en commercialisation à la presse le 20 avril. Elle vise 1 000 abonnés fin 2017.

« Notre objectif est de désintoxiquer les producteurs de grains du suivi continu des marchés, source de stress et de mauvaise décision », s’est exprimé Roland Zimmermann, cofondateur de Piloter sa ferme (PSF), entreprise spécialisée dans le conseil et la formation des opérateurs dans la commercialisation de leurs produits, lors d’une conférence de presse le 20 avril à Paris. Le logiciel développé par la société, un outil d’aide à la décision, doit faire en sorte que « l’agriculteur ne passe pas plus de cinq à dix minutes par semaine à suivre les marchés, tout en améliorant ses marges », précise Xavier Fort, directeur technique de PSF.

Les abonnés au site de PSF, au nombre de 450 actuellement, reçoivent chaque semaine une notification leur indiquant la tendance des prix. Pour résumer, les céréaliers indiquent dans un premier temps au logiciel leur seuil de rentabilité (ou seuil de commercialisation). Ce dernier, développé sur un modèle 100 % mathématique, indique automatiquement aux agriculteurs le moment le plus opportun pour vendre en fonction de l’évolution des tendances de marché, permettant soit de couvrir leurs coûts/marges, soit de saisir une opportunité de marché (obtenir un prix dépassant les objectifs de marge). La « qualité du produit » laisse espérer à Roland Zimmermann d’atteindre « 1 000 clients-agriculteurs fin 2017 ». L’autre ambition est de perfectionner le logiciel, « en proposant d’autres services : suivi du marché des engrais, gasoil non routier… », permettant « d’élargir la clientèle (éleveurs laitiers et porcins) et de l’exporter en Europe et en Amérique du Nord », à l’horizon 2018-2020.

Trop de tracteurs en France ?

PSF a l’ambition de « changer les mentalités » des producteurs français. « Trop peu de céréaliers hexagonaux connaissent leurs coûts de production. […] Selon nos études, la ferme France est suréquipée (tracteurs, moissonneuses, etc.), ce qui a affecté sa compétitivité. Par le calcul du seuil de rentabilité, nous voulons faire comprendre aux producteurs qu’il est possible de baisser leurs coûts et de bien vendre pour dégager un revenu », explique Sylvain Jessionnesse, directeur commercial de PSF.

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