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Borealis
Nouveau départ pour le site de Grand-Quevilly

Rachetée l'été dernier par Borealis, l'unité rouennaise de production d'engrais azotés de feu GPN a subi d'avril à juillet un “grand arrêt” . L'occasion de la moderniser, afin de tendre vers les standards du groupe, notamment, en termes de fiabilité.

C « e sont 60 M€ qui ont été investis dans la maintenance et le renouvellement des équipements, dont une large partie dédiée à l'amélioration durable de la fiabilité de l'usine », souligne Thibaud Tiberghien, directeur de l'usine de production d'engrais azotés de Borealis Grand-Quevilly, sur la zone portuaire de Rouen. Durant le grand arrêt 2014, qui s'est déroulé d'avril à juillet, quelque 40 M€ ont été dédiés aux travaux de maintenance et 20 M€ aux travaux d'investissement, que ce soit dans le

Avec 0,8 t de gaz naturel, Borealis fabrique 1 t d'ammoniac, qui deviennent 2,5 t d'engrais azotés, qui produisent 40 t de céréales.

” cadre réglementaire du PPRT (plan de prévention des risques technologiques) ou du renouvellement du matériel arrivé en fin de vie. « Aujourd'hui, les ateliers sont stabilisés pour repartir sur un nouveau round de six ans (en attendant le prochain grand arrêt). » Entretemps, Borealis compte encore investir près de 125 M€ sur la période 2013/2018 sur les sites de Grand-Quevilly (Seine-Maritime) et Grandpuits (Seine-et-Marne), principalement pour réduire les risques environnementaux et industriels.

La sécurité, une culture d'entreprise

« Alors que le groupe Borealis a comptabilisé en 2013 un taux de fréquence des accidents déclarés (nombre ramené au million d'heures travaillées) de 1,5 – un des meilleurs au monde –, le site de Grand-Quevilly enregistre, actuellement, un taux de zéro, précise son dirigeant. Mais notre objectif principal est le “zéro accident-zéro incident”. » Borealis espère atteindre, en 2016, ce “goal zero” en sécurité individuelle et des procédés, sur l'ensemble de ses sites de production d'engrais (cf. encadré). « La sécurité est un sujet important, une culture très forte qui est en train de s'imprimer chez Borealis Chimie SAS » (qui porte les actifs français de l'activité Engrais du groupe, NDLR), insiste Christophe Beau-noir, son directeur général délégué.

L'optimisation des process, une priorité

« Borealis est considéré comme le meilleur acteur en termes d'initiatives prises pour l'énergie, le CO2 et les émissions de N2O », note le dossier de presse. « Nous recevons le gaz naturel par pipeline et nous livrons des granulés d'engrais azotés en big bags de 600 kg, ce qui limite les risques liés au transport », argumente Thibaud Tiberghien.

Une ambitieuse stratégie de développement de l'activité Engrais de Borealis

« La stratégie de développement dans les engrais de Borealis, nous la qualifions d'ambitieuse, déclare Christophe Beaunoir, DG délégué de Borealis Chimie SAS. Nous sommes rapidement passés d'une production de 1,5 Mt (sur le site historique de Linz en Autriche, racheté en 2007) à 5 Mt d'engrais commercialisés aujourd'hui (dont 1 Mt produites à Grand-Quevilly) », suite aux acquisitions successives des entités de GPN ainsi que de la participation dans Rosier SA en France et dans Neochim en Bulgarie, en 2012 et 2013. Et d'ajouter : « Clairement notre objectif est de monter à 10 Mt à l'horizon 2020 grâce, de manière conjointe, à une croissance interne (en investissant massivement dans “l'excellence opérationnelle”), à l'acquisition de nouvelles entités et au développement du négoce (importation et distribution), qui représente actuellement 10 % de notre volume d'engrais commercialisés. » Une politique de croissance portée par les résultats économiques de Borealis. En 2013, son CA s'élève à 8 Md€, pour un résultat net de 423 M€ et un endettement, « principalment financier », de 45 %.

La production d'ammoniac en continu sur le site de Grand-Quevilly, certifié Iso 14001, renforce l'efficacité énergétique et minimise les incidences environnementales. « Notamment, grâce à notre stockage cryogénique de 24.000 t, qui permet de conserver l'ammoniac à pression atmosphérique et d'assurer, en cas de fuite, un risque résiduel moins important que s'il est sous pression », explique-t-il.

Des unités de liquéfaction du CO2, « gérées par des tiers (Linde, Messer, Air liquide) à destination de l'industrie des boissons gazeuses », réutilisent le gaz carbonique, émis par les ateliers d'ammoniac « avec un degré de pureté très intéressant de 97 % ».

Par ailleurs, « l'atelier d'acide nitrique (intermédiaire entre ammoniac et ammonitrates), construit en 2008 (cf. photo en bas à gauche), est l'unité la plus performante en Europe en matière environnementale, car elle ne rejette quasiment pas de NO2, se réjouit le directeur de l'usine. Ainsi avons-nous réduit nos émissions de ce gaz à fort effet de serre de 70 % depuis sa mise en route. »

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