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LAGROST ALIMENTS
Mashs haut de gamme à la carte

Située en Saône-et-Loire, à Chérizet, l'usine de fabrication d'aliments du bétail Lagrost Aliments est spécialisée dans le mash haut de gamme. Créée en 1994, elle en a vendu 43.000 t en 2013.

Avec une quarantaine de matières premières (MP), Lagrost Aliments propose plus de 7.000 formules. « Nous avons toujours 4.000 t de MP stockées à plat, explique son PDG Armand Lagrost, afin que les différentes recettes restent identiques d'une année sur l'autre. » Ici, il n'y a pas de substitution d'une matière par une autre pour optimiser les coûts d'approvisionnement. « Il y a un choix rigoureux des différentes MP. On peut me bander les yeux, je serais capable de toutes les reconnaître au goût », assure-t-il. Et de préciser : « Nous sommes 100 % non OGM. » Les différentes MP proviennent pour moitié de France, et pour moitié du reste du monde (graines de lin canadiennes, de soja brésiliennes, soja extrudé hollandais etc.).

Ventes à 94 % pour les bovins

Le stockage volumineux des MP est compensé par l'absence de stocks de produits finis. « Les mashs* sont confectionnés à la carte, et sont livrés dans les quarante-huit heures. » Le gros des ventes, 94 %, est destiné aux bovins, 4 % aux chevaux, et 2 % aux poules pondeuses et lapins. Les aliments sont essentiellement consommés en France : 50 % en Saône-et-Loire, 30 % dans les départements limitrophes jusque dans le Cher et la Creuse, et quelque 20 % au-delà, en passant par Biarritz et Montauban. À noter que de petits volumes sont exportés vers la Suisse. Par ailleurs, « nous pouvons conditionner nos produits au nom du client ». C'est ainsi que quatre de ses concurrents, notamment Sanders, viennent se fournir chez Lagrost Aliments.

Je serais capable de reconnaître toutes mes matières premières au goût, les yeux bandés.

« Nos aliments sont de 20 à 50 €/t plus chers que le reste du marché, mais les bêtes finies ont également toujours au moins 20 kg de poids vif en plus. » Armand Lagrost met un point d'honneur à suivre son produit jusqu'au client de son client. « Le but est de faire de la viande de haute qualité. Aussi, j'aime avoir le retour des bouchers, savoir si la viande est bien adaptée à leur clientèle. »

Une véritable success story

Historiquement éleveur de charolais, jusqu'en 1978, Armand Lagrost vend son troupeau pour faire de l'embouche. En termes d'alimentation, il poursuit le savoir-faire de son grand-père. « J'ai préféré le mélange de matières premières nobles : des betteraves, des céréales, un peu de tourteaux et d'enveloppes de blé. J'ai appris à formuler avec mes vaches. » Il se met à en vendre à des voisins intéressés au vu des résultats. Et en 1994, il crée la Sarl Lagrost Aliments « pour légaliser l'affaire ». Depuis, « l'entreprise est toujours restée 100 % indépendante ». L'objectif de 2.000 t pour la première année d'exploitation est largement dépassé. Et les ventes ne font que croître : 12.000 t en 1995, 25.000 t en 1999, pour atteindre 43.000 t en 2013. « Cela montre qu'il manquait vraiment un aliment adapté aux bovins ruminants sur le marché. Le mash devrait continuer à progresser au niveau de l'engraissement. » Une tendance confirmée par le Snia qui, début 2013, a mis en place une commission Mash, afin de mieux le qualifier et mieux en connaître les opérateurs.

Cette croissance (+8,7% entre 2012 et 2013 à 754.500 t) de la demande tombe bien, car l'usine de Lagrost Aliments a les capacités d'augmenter sa production jusqu'à 70.000 t/an.

* mash : mélange de matières premières en l’état.

Une course à la qualité

2000 : Iso 9001
2002
: HACCP et Prix Bourgogne
2003
: agrément DSV (Direction des services vétérinaires)
2004
: mention du Prix français de la qualité
2007
: Iso 22000
2010
: certificat relatif aux “Bonnes pratiques de la fabrication des aliments composés à destination de la nutrition animale”
2012
: trophée RSE (Responsabilité sociétale des entreprises)
2013
: Iso 14001

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