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COT'Hebdo Céréales et sucre
Marché des céréales et du sucre du 20 au 27 août 2025 - Les prix du blé progressent légèrement sur Euronext, soutenus par des ventes à l’Égypte

L’évolution hebdomadaire des prix des céréales (blé tendre, blé dur, orge fourragère, orge de brasserie, maïs et autres céréales secondaires) et du sucre, ainsi que des coûts du fret fluvial, sur le marché physique français entre le 20 et le 27 août 2025, expliquée par La Dépêche Le Petit meunier.

© Généré par l'IA

Les cours du blé ont gagné 0,75 €/t sur l’échéance décembre d’Euronext, 1,25 €/t sur mars et 1 €/t sur mai. L’échéance septembre n’est désormais plus utilisée comme référence pour les prix physiques français. Ce sont des achats égyptiens de blé français, qui seraient compris entre 200 000 et 400 000 t, qui ont soutenu les cours sur le marché à terme. L’abondance des récoltes mondiales continue cependant de se faire sentir. Les cabinets SovEcon et IKAR ont révisé successivement à la hausse leurs prévisions de production et d’exportation russes. Selon Argus Média, la récolte russe est maintenant achevée à hauteur de 60 % et les céréales commencent à affluer vers les ports. Même situation pour la place d’Odessa en Ukraine. La moisson locale est évaluée à 21 Mt par le Syndicat des meuniers ukrainiens, avec une certaine tension cependant sur le blé meunier. Même si les origines européennes ont bénéficié de la moindre présence de la mer Noire sur les premiers mois de campagne, les exportations s’affichent tout de même en baisse par rapport aux niveaux déjà faibles de 2024-2025. De plus, l’Europe de l’Ouest doit composer avec la concurrence roumaine et bulgare, où la production a rebondi cette année. Des volumes ont été d'ailleurs achetés par l'Égypte. Enfin, le Conseil international des céréales (CIC) a revu en hausse sa prévision de production mondiale pour 2025-2026.

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Sur les marchés physiques français, les primes n’évoluent guère sur les places portuaires ou sur la meunerie intérieure. On observe une petite progression de celles-ci pour le blé amidonnier ainsi que pour le blé fourrager. Pour ce produit, les volumes disponibles devraient être limités et la demande espagnole est présente. 

Du côté des États-Unis, la pression récolte se fait sentir et joue à la baisse sur les cours à Chicago, Kansas City et Minneapolis. La récolte de blé d’hiver est quasiment terminée, à 98 %, et celle de blé de printemps dépasse maintenant les 50 %. Les ventes à l’exportation sont dynamiques, notamment en direction de l’Indonésie.

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Frets fluviaux

Les cotations du fret fluvial n’ont pas varié entre le 20 et le 27 août. Sur le bassin de la Seine, les mouvements de dégagement vers Rouen restent importants. En direction du Nord communautaire, l’activité est toujours limitée. Elle devrait reprendre courant septembre. Sur le bassin du Rhin, on ne signale pas de supplément pour les basses eaux. Des précipitations sont attendues dans les prochains jours. La navigation reste limitée et les prix du fret sont inchangés.

Adèle d'Humières 

Maïs

Hausse des prix mondiaux

Les cours de la graine jaune ont gagné 2 €/t sur l’échéance novembre d’Euronext, 2,25 €/t sur mars et 1,75 €/t sur juin. En France, l’état des cultures continue d’inquiéter les producteurs et les vendeurs restent rares. Les conditions de culture françaises ont ainsi cédé 3 points la semaine dernière. Cela se reflète sur les primes sur le marché intérieur. On signale des intérêts acheteurs espagnols et italiens pour du maïs français. De plus, la Commission européenne a abaissé sa prévision de rendement en maïs pour l’Union.

En Ukraine, la récolte de maïs est attendue en légère hausse à 18 Mt par rapport à 2024, selon le ministère de l’Agriculture. À Chicago, les cours ont légèrement progressé, avec la publication par ProFarmer d’une prévision de production à 411,6 Mt, légèrement sous l’USDA. Le niveau de la récolte mondiale reste cependant attendu très élevé. En témoigne l’ajustement à la hausse de la production et des stocks mondiaux pour 2025-2026 par le CIC. Les analystes sud-américains s’accordent sur une hausse de la surface dédiée à la safrinha au Brésil, et de la production en Argentine. Et ce, tandis que la demande chinoise sur le mois de juillet était au plus bas depuis septembre 2018.

Orge fourragère

La demande chinoise subsiste en orge fourragère

Au contraire du blé et du maïs, la Chine reste acheteuse en orge fourragère, ce qui soutient les prix chez les principaux exportateurs mondiaux. En France, les primes portuaires reculent cette semaine après un programme d’exportation vers le Maroc chargé ces dernières semaines, tandis que les primes se réajustent à la hausse sur le marché intérieur.

Orge de brasserie

Activité limitée

En orge de brasserie, les prix ont reculé en récolte 2025 en orge de printemps entre le 20 et le 27 août sur les différentes places françaises : de 1 €/t et 3 €/t sur le Fob Creil et le Fob Moselle. Les prix en récolte 2026 sont aussi orientés en baisse de 0,5 à 1,5 €/t. Les prix de l’orge d’hiver en variété Faro ont évolué de manière dispersée de -1 à +1 €/t en Fob Creil et en Fob Moselle pour la récolte 2025. Les prix sont restés stables pour la prochaine récolte 2026. Globalement, l’activité sur le marché brassicole est limitée avec des intérêts acheteurs et vendeurs trop éloignés. De plus, les prix sont proches de ceux en fourrager, ce qui démotivent les vendeurs.

Blé dur

L'Italie tente de faire baisser les prix

Les prix de blé dur ont peu évolué au cours de l'été, avec les absences des opérateurs. Le marché français reste très calme. Les acheteurs italiens essayent de peser sur les prix, dans un contexte mondial d'abondance de l'offre, avec une récolte canadienne attendue entre 5,7 et 6 Mt.

Céréales secondaires

Peu de mouvements

Les cotations du triticale sont quasi-stables dans le Massif Central, et stables dans le Centre entre le 21 et le 27 août. Elles augmentent légèrement dans l'Est. 

Les prix de l'avoine blanche stagnent sur les Ardennes. Ceux de l'avoine noire évoluent peu sur la Bretagne et sur le Nord-Est. Le seigle reste incoté.
 

Sucre

L’offre mondiale pèse toujours sur les cours

Les prix du sucre ont légèrement progressé pendant la semaine écoulée en sucre brut comme en sucre raffiné. Les prix du sucre ont répondu à des informations sur une possible augmentation de la demande mondiale en sucre (la Chine et le Pakistan ont acheté de gros volumes récemment) et sur un rendement plus faible que prévu de la canne à sucre au Brésil. Néanmoins, les fondamentaux baissiers demeurent avec un dollar plus fort que les semaines précédentes, une utilisation de la canne pour transformation en sucre plutôt qu’en éthanol plus forte que l’an passé au Brésil et enfin, et toujours, des prévisions de production mondiales plus que suffisantes pour répondre à une demande en hausse (l’Inde annonce des exportations plus importantes notamment). Le prix du sucre brut a terminé en légère hausse donc (16,83 cts$/livre le 22 août contre 16,80 cts£/livre le 15) et celui du sucre raffiné aussi (482,55 $/t le 22 août 2025 contre 477,30 $/t le 11t). 

La rédaction

À surveiller

Blé tendre

  • Arrivée des récoltes russe et ukrainienne sur les marchés

  • Abondance des moissons en Roumanie et Bulgarie

  • Parution des prévisions de récolte australiennes lundi

  • Rapport de StatCan sur la production canadienne

  • Pluies dans le Centre des États-Unis qui gênent les semis précoces

Orges

  • Révision en hausse de la récolte russe par SovEcon

  • Intérêt acheteur chinois

  • Compétitivité dans les formulations

Maïs

  • Progression des chantiers d’ensilage de maïs et probable précocité de la récolte française

  • Relations diplomatiques entre la Chine et les États-Unis

  • Concurrence accrue entre les États-Unis et les origines sud-américaines

Adèle d'Humières

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