COT'Hebdo Céréales et sucre
Marché des céréales et du sucre du 11 au 18 mars 2026 - Les incertitudes liées au conflit du Moyen-Orient créent beaucoup de volatilité sur les marchés de céréales
L’évolution hebdomadaire des prix des céréales (blé tendre, blé dur, orge fourragère, orge de brasserie, maïs et autres céréales secondaires) et du sucre, ainsi que des coûts du fret fluvial, sur le marché physique français entre le 11 et le 18 mars 2026, expliquée par La Dépêche Le Petit meunier.
L’évolution hebdomadaire des prix des céréales (blé tendre, blé dur, orge fourragère, orge de brasserie, maïs et autres céréales secondaires) et du sucre, ainsi que des coûts du fret fluvial, sur le marché physique français entre le 11 et le 18 mars 2026, expliquée par La Dépêche Le Petit meunier.
Le cours du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence sur le marché physique français, a progressé entre le 11 et le 18 mars de 9 €/t sur la période mars juin, à 198 €/t. Sur Euronext, le contrat blé s’est apprécié sur la semaine, de plus de 1,50 €/t mais en tenant compte du changement d’échéance puisque c’est celle de mai qui fait désormais référence. Sur le CBOT, les cours du blé états-unien ont, quant à eux, progressé, gagnant 15,75 cts$/boisseau sur l’échéance de mai.
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Les évènements en Iran continuent d’impacter les marchés agricoles, créant beaucoup de volatilité intraséance, et sur l’organisation et le coût des exécutions. Les acheteurs ne cèdent cependant pas à la panique et les vendeurs testent le marché. Des affaires se réalisent mais les prix orientés à la hausse ne doivent pas masquer la lourdeur du bilan sur la campagne en cours.
En ancienne récolte, le marché a été globalement très calme, avec des primes plutôt en baisse sur la semaine. Les acteurs font le dos rond en saisissant les opportunités de marché ou en travaillant des compléments en cas de besoin. Des questionnements sur la durée du conflit et ses conséquences sur le prix du pétrole, sur la parité euro/dollar et sur les coûts du fret persistent. Les activités en portuaire ont tiré le marché sur la période considérée. Des volumes de blé meunier sont par ailleurs déclassés en blé fourrager.
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En nouvelle récolte, l’intérêt demeure très limité, avec encore trop de marchandises à vendre en ancienne campagne. Sur le bassin du Rhin, on note une activité moyenne, surtout sur le rapproché, les acteurs FAB et ceux de l’alimentation humaine étant tous deux présents. Globalement, sur la campagne à venir, les conditions de culture apparaissent comme plutôt favorables dans l’hémisphère nord.
Thierry Michel
Maïs
Le pétrole soutient les cours du maïs
Les cours du maïs se sont appréciés entre le 11 et le 18 mars sur l’échéance juin d’Euronext (+3,75 €/t), alors qu’ils sont demeurés stables en rendu Bordeaux, sa place de référence sur le marché physique français. Les prix ont gagné 9 €/t sur la période mars-juin. Le maïs coté sur Euronext a bien progressé, soutenu par la montée des cours du pétrole et une demande sur l’intracommunautaire toujours solide. L’espoir de voir les biocarburants apparaître comme un recours par rapport au pétrole en cas de difficultés prolongées liées aux expéditions en provenance du golfe persique, pousse aussi les cours vers le haut. Le CBOT suit également une tendance haussière, gagnant quasiment 20 cts$/boisseau. sur la semaine sur l’échéance de mai. Côté activité, les primes sont plutôt en baisse. Le marché est plutôt vendeur en ancienne récolte. On rapporte un intérêt modéré pour la demande en nouvelle récolte. Dans la perspective de prix d’engrais élevés en lien avec le conflit au Moyen-Orient, les producteurs réfléchissent à une possible substitution aux surfaces prévues en maïs des hectares de soja ou de tournesol ou alors des mises en jachère.
Orge fourragère
Toujours peu de disponibilités
En orge fourragère, les prix sur le marché physique français ont un peu progressé, gagnant 0,50 €/t sur la période mars-juin en rendu Rouen, sa place de référence, entre le 11 et le 18 mars. Les primes sont plutôt en baisse, davantage en orge fourragère qu’en blé tendre. Un tout petit intérêt dans certaines régions pour la nouvelle campagne.
Orge de brasserie
Très peu d'activité commerciale
Les cotations d’orge de brasserie sur le marché physique français ont évolué dans une fourchette très étroite pour la période allant du 11 au 18 mars. Tous les cours sont marqués en nominal en l’absence d’activités commerciales significatives. Le marché est quasi à l’arrêt et sans visibilité.
Blé dur
Prix stables
Les prix du blé dur sur le marché physique français n’ont pas évolué, entre le 11 et le 18 mars. L’activité est au point mort sur les deux récoltes.
Céréales secondaires
Un marché qui tourne au ralenti
Avec le conflit au Moyen-Orient, les opérateurs des marchés à terme comme ceux des marchés physiques, notamment dans l'Hexagone, ont concentré leurs activités sur les principales céréales comme le blé tendre ou encore le maïs. Le peu de visibilité en général sur les marchés de céréales n'incitent pas à la conclusion de nouvelles affaires.
Sucre
Les prix du sucre en baisse avec la petite baisse des prix du pétrole
Les prix du sucre brut ont plutôt reculé pour la période allant du 9 au 16 mars 2026 (- 0,31 ct$/livre, à 14,45 cts$/livre) tout comme ceux du sucre raffiné (- 8,45 $/t, à 415,65 $/t). Le mini retournement des cours du pétrole, à la baisse, sur ce tout début de semaine ont incité les transformateurs de cannes à sucre à moins s’intéresser à la filière éthanol, les professionnels se retournant du coup vers la production de sucre. L’idée générale demeure cependant que les surplus de fin de campagne dans le monde 2025/2026 seraient toujours importants.
La rédaction
À surveiller
Blé tendre
- Impact du conflit iranien sur les prix des matières premières agricoles.
- Coûts des travaux de printemps en grandes cultures en France.
- Levée de dormance des cultures de l’hémisphère nord.
- Conflit en Russie et en Ukraine.
- Impact de la sécheresse et des périodes de froid aux États-Unis.
- Compétitivité du blé argentin.
Maïs
- Logistique portuaire au départ de la mer Baltique et de la mer Noire.
- Météorologie en Argentine et au Brésil.
- Qualité de la première récolte brésilienne.
- Semis de la safrinha brésilienne.
- Évolution des cours du pétrole (coût des intrants) avec la guerre au Moyen-Orient.
Orge
- Conditions de culture en France.
Thierry Michel