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Machine arrière ?

Réviser la Pac. Et si c'était une erreur ? Alors que la crise malmène l'ensemble des secteurs économiques, l'UE est en proie au doute. Dans une note, qui devait être soumise au conseil des ministres de l’Agriculture le 23 mars, la présidence tchèque considère « qu'il est plus que jamais nécessaire que les Etats membres s’en tiennent aux principes existants de la Pac et agissent ensemble (…) au moyen de politiques prudentes. » « La grande incertitude actuelle sur les marchés internationaux et la menace d'une récession ayant un impact sur l'agriculture ne devraient pas amener à créer une nouvelle politique qui affaiblirait ou ferait oublier ces principes. » Et le Parlement européen arrive à la même conclusion : le bilan de santé serait, dans le nouveau contexte économique, une bien mauvaise opération. Chute des prix et pression sociétale pour les maintenir bas, après des achats d’intrants à de hauts tarifs, croissance de la demande ralentie, baisse de la compétitivité des biocarburants, volatilité des cours, frilosité des banques… l’agriculture n’est déjà pas dans une situation confortable. Certes, par la force des choses, elle est préservée d'une chute drastique de la consommation. Raison de plus : le cataclysme économique ne la conforte-t-elle pas en tant que pilier de l'éco-nomie du vieux continent ? Un statut remis en cause, il y a peu, par certains Etats membres. La raison voudrait que l'UE n'expérimente pas actuellement de nouvelles pistes. Par ailleurs, la Pac a un coût et avec un PIB en baisse, son poids sur les dépenses, inévitablement, ne pourra que s’aggraver. Cette situation ne sera-t-elle pas difficile à défendre en ces périodes de vaches maigres ?

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