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Limay, détaillant à grande échelle

Le terminal céréalier de Limay concentre une grande capacité de stockage (44.000 t), un flux annuel de céréales important (200.000 t) et l’aptitude à répondre à de nombreux critères de qualité. Sévépi, qui cogère le silo, souhaiterait qu’il devienne le point de ralliement de l’ouest parisien.

Le silo de Limay, posé au bord de la Seine dans les Yvelines, en impose par ses sept étages et ses couleurs rouge brique et bleu électrique. Lors de sa construction en 2000, c’était l’un des silos les plus modernes d’Europe. Si la capacité de stockage du site est de 44.000 t, décomposée en une vingtaine de cellules, ce sont jusqu’à 200.000 t de céréales qui y transitent chaque année. À titre de comparaison, « entre ici et Rouen, il y a cinq silos dont trois nous appartiennent. Ils ont une capacité moyenne de réception de 18.000 t. Les silos en plaine font souvent 10 à 12.000 t de stockage », explique Jean-Baptiste Hue, directeur de Sévépi. En qualité de terminal céréalier, 99 % de la marchandise arrivent par camions, principalement en provenance d’autres silos, et 99 % repartent par voie d’eau.

La qualité au centre de la logistique de Limay
En période de pointe, typiquement à la moisson, le silo peut recevoir 500 à 700 tonne par jour, soit l’équivalent de 20 à 25 camions. Après un pré-nettoyage, les céréales sont stockées dans les cellules, où elles vont être classées par qualité. Il peut y avoir des allotements selon les contrats, pour le blé. En revanche, les orges de brasserie sont stockées en variété pure pour la germination. « Si Rouen était l’équivalent d’un supermarché, Limay serait une épicerie fine. Le site est capable de répondre à différents cahiers des charges. Il n’y a pas une qualité, mais des qualités », affirme Jean-Baptiste Hue. Avec la traçabilité actuelle, le gérant du silo, Denis Taillard, rappelle que l’on peut remonter à chaque agriculteur. « Une pratique utilisée en meunerie en cas d’erreur de livraison de telle ou telle variété. » Côté propreté des lots, ils peuvent être de nouveau nettoyés, à la demande du client. Depuis l’ouverture du silo, aucun bateau n’a été refusé.

Extension du silo pour rationnaliser le stockage du groupe
À travers l’union de coopératives agricoles “ Yvelines céréales ”, Axéréal et Sévépi gèrent conjointement le silo de Limay. Néanmoins, le personnel du site est entièrement employé par Sévépi, et le stockage et la commercialisation sont complètement indépendants. Une 4e fosse et une extension des capacités de stockage de 19.800 t sont en projet. L’investissement d’environ 3 M€ sera supporté à 75 % par Sévépi et 25 % par Axéréal, avec une fin des travaux prévue pour 2014. Cela doit répondre à des baisses de capacités dans d’autres silos et venir anticiper l’urbanisation croissante de la région parisienne. Le silo de Limay deviendrait le point de ralliement de tout l’ouest parisien. Cela fait partie de la stratégie de rationalisation des sites. Sévépi cherche de plus en plus à quitter les centres-villes et à investir sur les centres de collecte en plaine ainsi que sur les centres d’expédition.
Cet agrandissement vient renforcer les outils de la coopérative pour répondre à toujours plus de cahiers des charges et se différencier de ses concurrents. Rouen reste le débouché principal de Sévépi, mais le silo étant situé aux portes des Grands moulins de Paris, la demande pour d’autres qualités est là. C’est une des raisons pour lesquelles ils ont adhéré au GIE CRC. Les premières tonnes de blé CRC devraient être moissonnées en 2013. Enfin, Sévépi envisage la certification Iso 14001 pour quatre de ses silos, dont celui de Limay.

70 % des débouchés à l’export
Historiquement, la collecte de Sévépi, qui tourne autour de 500.000 t de céréales, part à 68-70 % pour l’export. La meunerie hexagonale capte 30 % des blés, la qualité fourragère ne représentant que 1 à 2 % des chargements. Après Rouen, le nord communautaire est également une destination importante, via le Canal du Nord. L’Angleterre, le Danemark et l’usine de Lillebonne sont aussi demandeurs. Par ailleurs, 35.000 t partent en conteneurs, principalement des orges de brasserie vers la Chine et du blé vers l’Asie. En termes de chargement de conteneurs, Limay est maintenant le premier poste français. L’activité est stable, autour de 35.000 conteneurs de céréales par an.

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