Aller au contenu principal

Limagrain : 2014, test de solidité

Le groupe coopératif poursuit son développement à l'international. Malgré des remous, l'exercice 2013/2014 a prouvé la pertinence de sa stratégie.

À1,969 Md€, le CA 2013/2014 du groupe Limagrain a gagné 1,5 % (+30 M€). Réalisant plus des deux-tiers de son CA à l'international, dont 36 % hors UE, la coopérative auvergnate a dû gérer un exercice « compliqué par l'évolution des devises », a expliqué son DG, Daniel Chéron, le 1er décembre en conférence de presse.

Secoué par la géopolitique

Au-delà de la parité euro/dollar, les oscillations du yen et de la roupie et, bien sûr, l'effondrement du rouble et de la grivna « ont eu un impact direct sur notre CA », le plombant, de manière mécanique, de 50 M€. Dans « un contexte difficile », le résultat net du groupe accuse un repli de 11 %, à 97 M€. Les tensions politiques ont aussi perturbé l'activité. Malgré le conflit russo-ukrainien, les objectifs de croissance ont été atteints sur cette zone représentant, pour Lima-grain, 100 M€ de CA, soit 2 % du marché local… « En tournesol, alors que le marché y a reculé de 3 %, nous progressons de 5 % », a illustré, Jean-Yves Foucault, président. Ces performances « confirment la solidité du groupe et la pertinence de sa stratégie », axée sur la recherche et l'internationalisation, « en adaptant les produits aux marchés locaux ». Implanté dans 41 pays, il emploie 8.600 personnes.

« Limagrain gagne des parts de marché sur la plupart des produits », a souligné Daniel Chéron. Les ventes de semences de grandes cultures gagnent 2 % (850 M€), notamment en Europe pour les maïs et tournesol. Le CA de Jacquet-Brossard progresse de 4 % à 303 M€. Seuls les ingrédients céréaliers reculent (84 M€), suivant les prix des matières premières.

Le groupe a investi plus de 200 M€ sur l'année (50 % en acquisition) et consacré quasi autant à la recherche (13,5 % du CA). Il entend en particulier asseoir son envergure mondiale en maïs (investissements en Afrique et en Asie), pour accompagner l'essor de la consommation de viande.

Les plus lus

Tracteur qui épand des engrais dans un champ de blé.
FranceAgriMer : des bilans céréaliers lourds de nature à peser sur les prix

Le Conseil spécialisé Grandes cultures de FranceAgriMer s’est réuni le mercredi 15 avril 2026 pour analyser le marché des…

<em class="placeholder">péniche sur l&#039;eau</em>
Fret fluvial : le trafic agricole sur le bassin de la Seine devrait repartir en 2026, après un recul en 2025

Le transport fluvial sur le bassin de la Seine s’est montré résilient en 2025, malgré la mauvaise récolte céréalière de 2024…

<em class="placeholder">Evolution mensuelle des livraisons d&#039;engrais azotés selon les campagnes</em>
Engrais azotés : forte augmentation des livraisons et des prix sur 2025-2026, dopée par le MACF
Malgré une augmentation des prix des engrais azotés de 14 % environ sur la campagne en cours, les livraisons sont en hausse…
<em class="placeholder">Granulé d&#039;engrais.</em>
Prix des engrais : les hausses se poursuivent dans un contexte toujours incertain au Moyen-Orient

La hausse des cours des engrais sur le marché physique français limite la demande.

Marché des céréales du 15 avril 2026 - Les prix du blé et du maïs en repli sur Euronext au vu des fondamentaux

L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 14 et le 15 avril 2026, expliquée par La Dépêche-Le Petit…

Graphique prix blé orge maïs France au 11 mai 2026
Marché des céréales du 11 mai 2026 –  Des hausses de prix en blé et maïs confortées par le renchérissement du pétrole

L’évolution des prix du colza et du tournesol français entre le 8 et le 11 mai 2026, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne