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L’évolution des cours du pois départ Champagne sur 2006/2008

INACTIVITE. Le marché des pois, et celui des protéagineux en général, connaît une période de soudure particulièrement inactive.La demande et l’offre sont au point mort depuis plusieurs semaines, les opérateurs s’étant mis sur la touche en attendant la prochaine récolte. Cette désertion se traduit par un effritement progressif des prix, que l’on observe d’ailleurs depuis mars. Les prix sont tout de même restés plus élevés tout le long de cette campagne qu’en 2006/2007.

Prix élevés

Dès le démarrage de la campagne 2007/2008, le prix du pois départ Champagne s’appréciait déja de plus de 70 €/t sur un an ! Un pic est constaté en septembre 2007, dans le sillage de l’explosion des prix des céréales. Le différentiel entre les deux campagnes s’est ensuite progressivement réduit, mais reste tout de même bien marqué en fin de campagne avec plus de 40 €/t de différence entre juin 2007 et juin 2008. Alors que la récolte 2007 est écoulée, il est difficile de fixer des cotations pour la récolte 2008 tant le marché est délaissé. Les premières estimations tablent néanmoins sur des prix encore élevés. Ainsi, en juin, le cours moyen pour août 2008 se situe encore au dessus des 200 €/t. Les prix ne sont donc pas totalement redescendus pour l’instant, ce qui ne risque pas de créer un regain d’intéret pour les Fabs.

Relancer l’intérêt pour les pois

Les surfaces de pois sont descendues à des niveaux très bas ces dernières années, surtout après 2005, au cours de laquelle les rendements avaient été particulièrement décevants comparés à ceux des autres têtes de rotation. Pour la campagne 2007/2008, les surfaces n’ont pas dépassé les 130.000 ha. L’objectif des 500.000 ha fixé par Pierre Cuypers, président de l’Unip (Interprofession des protéagineux), pour la récolte 2009 parait donc ambitieux.

L’Unip et Arvalis espèrent relancer l’intérêt pour cette culture et ont donc initié une campagne de communication pour vanter les mérites des protéagineux mais aussi lancer une réflexion collective sur les semis en vue de la prochaine récolte. L’interprofession souhaite ainsi mettre en avant le pois par rapport à la hausse du prix de l’azote. Le pois fixe l’azote atmosphérique et dans le cas des rotations « ce sont de 20 à 50 unités d’azote qui sont économisées sur un blé de pois par rapport à un blé de blé », selon l’interprofession. Ce qui peut être d’un grand intérêt alors que les prix des engrais azotés ont doublé en cinq ans.

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