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Produits phytopharmaceutiques
Les négociants se préparent à la réforme de l’agrément des distributeurs

Pour aider ses adhérents dans leur démarche de certification, la FNA a développé une méthodologie et une boite à outils complète.

« LE NÉGOCE AGRICOLE tient le rythme ! Notre dernière enquête, effectuée au mois d’août dernier, fait apparaître que plus de 50 % des 400 adhérents de la FNA seront certifiés à la fin du premier trimestre 2013 », se réjouit Christophe Viger, le président de la Fédération nationale du négoce agricole (FNA), qui a tenu son congrès le vendredi 30 novembre à Paris. Le 1er octobre 2013, les distributeurs de produits phytopharmaceutiques, négociants comme coopératives agricoles, devront tous être agréés s’ils veulent poursuivre leur activité. Le processus d’agrément des distributeurs et la mise en place d’un conseil identifié, enregistré et audité participent à la mise en œuvre concrète des actions prévues par le plan Écophyto 2018. La FNA, avec l’appui des groupements régionaux et des réseaux économiques du Négoce agricole, s’est résolument engagée dans le chantier de la certification des entreprises, au travers de la conception et la mise en œuvre d’une méthodologie et d’outils clés en main permettant aux entreprises de respecter les échéances.

Des engagements multiples
    Dès 2006, le Négoce agricole s’est prononcé pour la réforme de l’agrément des distributeurs des produits phytopharmaceutiques sur la base d’un référentiel auditable et certifiable. « Il a fallu deux ans de discussions grenelliennes, deux ans de discussions parlementaires et dix-huit mois de discussions avec le ministère de l’Agriculture pour rendre cette réforme opérationnelle d’ici au 1er octobre 2013 », rappelle Christophe Viger dans son discours de clôture. Par-delà l’engagement relatif à la mise en œuvre de la certification, les distributeurs s’engagent à certifier tous les personnels exerçant une fonction de conseil et de vente conformément au dispositif réglementaire en vigueur, via une formation complète. Ils doivent identifier et enregistrer le conseil préalable à toute vente de produits phytopharmaceutiques à leur initiative. Il leur faut également proposer aux agriculteurs la panoplie des solutions agronomiques disponibles –dont les produits phytopharmaceutiques et les produits de biocontrôle– pour lutter contre les ravageurs et les maladies et préserver la quantité et la qualité des productions. Et les informer à propos de l’usage des produits phytopharmaceutiques et réduire leur exposition à ces derniers.

Le début d’un long processus
    La FNA a développé une méthode en dix étapes, de la documentation réglementaire à la demande d’agrément. Détaillée dans l’espace adhérent du site “www.negoce-village.com”, elle permet à chaque entreprise adhérente de disposer d’un modèle de gestion de projet simple et pragmatique, afin d’être en mesure de demander son agrément au bout de quelques semaines de travail. « Les douze prochains mois ne seront pas de trop pour appliquer les nouvelles conditions générales de vente et les avenants aux contrats de travail, remarque le président de la FNA. Il faudra aussi penser à communiquer vers nos clients agriculteurs ! »
    De plus, prévient Christophe Viger, « c’est seulement à compter du 1er octobre 2013 que l’impact du conseil sur les pratiques des agriculteurs commencera à être visible : toutes ces actions ne produiront pleinement leurs effets qu’à partir de 2014 et 2015 ».

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