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Marchés
Les cours du maïs français se raffermissent alors que le stock de report s’annonce conséquent

« Les cours du maïs français en ancienne récolte font de la résistance, a indiqué Matthieu Çaldumbide, chef du service économique de l’AGPM, lors de sa conférence de presse annuelle sur le bilan et les perspectives de campagne, qui s’est déroulée le jeudi 27 juin à Paris. Nous avons enregistré de petits mouvements de hausse sur l’ancienne récolte ces dernières semaines alors même qu’au niveau français nous avons  du stock. » La raison de cet antagonisme apparent ? « Au niveau européen, nous allons finir sur un marché ancienne récolte assez tendu en termes de disponibilités, avec toujours une prime jusqu’à l’arrivée de la nouvelle récolte. »

Une fin de campagne 2012/2013 paradoxale
« Au niveau français, nous sommes dans une situation un peu paradoxale où dans un contexte de marché européen déficitaire, la France va augmenter ses réserves », indique Matthieu Çaldumbide. Le dernier bilan Maïs de FranceAgriMer fait état d’un stock de report de 3,077 Mt, certes en baisse sur l’estimation de mai (3,121 Mt), mais en hausse de 26,4 % par rapport au chiffre provisoire de 2011/2012 (2,434 Mt). Les conditions climatiques françaises poussent les opérateurs à la prudence. « Nous sommes maintenant sûrs que l’on aura une récolte de maïs tardive en France et que finalement ce stock de 3 Mt pourrait permettre une soudure pour l’ensemble des usages intérieurs, tout en permettant de répondre également à quelques demandes à l’exportation, notamment de la part de l’Europe du Nord. »

Une résistance à la baisse en nouvelle récolte
Alors que l’on s’attend à une récolte mondiale record, au vu des surfaces ensemencées, les cours hexagonaux font de la résistance. « Le maïs étant une culture d’été, on ne connaîtra le réel potentiel de production qu’à la floraison », rappelle Matthieu Çaldumbide.
Mais au-delà de la production, les enjeux pour le maïs hexagonal en 2013/2014 seront doubles. Sur le marché intérieur, sa compétitivité  en alimentation animale dépendra des disponibilités en céréales fourragères, et en premier lieu de la qualité de la récolte de blé mondiale, notamment ukrainienne. À l’exportation, l’origine française sera confrontée, sur l’intracommunautaire, « au retour de la Roumanie et de la Hongrie » et, sur les pays tiers, « au disponible exportable supérieur au million de tonnes de l’Ukraine et la Serbie ». « Dans une moindre mesure, sur la base des prix actuels, l’offre brésilienne, qui s’annonce importante, notamment sur la deuxième récolte en cours, pourrait pénaliser le maïs français ».
Concernant la Corée du Sud et le Japon, où la France a développé cette année ses parts de marchés, la demande existe. « Reste à savoir si les rapports de prix avec nos concurrents nous permettront encore d’avoir accès à ces marchés. Si l’écart de prix est autour de 20 $/t, cela sera acceptable. Mais au-delà, on ne sera pas au rendez-vous », conclut Matthieu Çaldumbide.

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