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Les coopératives agricoles tirent profit des nouveaux modes de consommation

Face au manque de confiance des consommateurs, les coopératives doivent revendiquer leurs valeurs pour mieux répondre à leurs attentes.

Avec les scandales alimentaires qui éclaboussent l'IAA, la concurrence de plus en plus exacerbée, les consommateurs perdent confiance en leurs produits. « Les modes de consommation ont de fait évolué : les clients ont un attrait plus prononcé pour les produits de proximité, les labels, les marques mais apprécient aussi le lien avec l'agriculteur », estime Nathalie Damery, présidente de l'Observatoire Société et Consommation. Ces atouts que possèdent les coopératives doivent-ils être revendiqués afin de retrouver la confiance du consommateur ? Pour Michel Prugue, président de Maïsadour, oui. « Le client a besoin de sentir que, derrière un produit, il y a des producteurs. Il faut identifier nos adhérents en mentionnant les origines dans nos démarches mar-keting, par exemple », estime-t-il, en déclarant que la coopérative doit acquérir des outils de valorisation des produits.

Pour Frédéric Rostand, DG du groupe Sodiaal, l'internationalisation demande une forte reconnaissance de la coopérative. « Par exemple, les clients asiatiques souhaitent constamment connaître la provenance des produits. Avec le label “Route du lait”, ils en sont as-surés. De plus, le travail de nos adhérents est valorisé et les consommateurs ont davantage confiance », explique le DG. Quant à la coopérative champenoise Cen-tre vinicole-Champagne Nicolas Feuillatte, c'est un peu différent. « Les consommateurs retrouvent les valeurs de proximité et de qualité à travers l'appellation contrôlée et la marque de l'entreprise. Le terme “coopérative” prend davantage de valeur pour le consommateur français mais n'est pas forcément reconnu en dehors de nos frontières. Or, le champagne est un produit voué à être exporté », explique Julie Campos, DG de la coopérative.Quoi qu'il en soit, avant de promouvoir les coopératives, la société doit avant tout être capable et prête à entendre les valeurs de celles-ci. C'est aussi une manière pour l'adhérent de se réapproprier sa coopérative. « C'est au producteur de porter la marque et les valeurs », insiste Michel Prugue.

La reconnaissance par le signe de qualité ou la marque.

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