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Le Port autonome de Strasbourg fait la part belle au ferroviaire

Le port rhénan veut développer son trafic par voie ferrée, tout en cherchant à améliorer l’accès de ses installations aux trains en provenance d’Allemagne.

« Une plate-forme portuaire performante est avant tout multimodale, a déclaré Frédéric Doisy, directeur général adjoint du Port autonome de Strasbourg (Pas), à l’occasion de la 2e Bourse ferroviaire de Strasbourg qui s’est déroulée, le 31 mai, sur le site de l’opérateur portuaire MTS. S’il ne peut pas permettre du ferroviaire, en plus du fluvial, le Pas va perdre des parts de marché et n’arrivera pas à se positionner par rapport aux autres ports. » C’est pourquoi ce dernier, qui dépense « 2 M€/an dans la maintenance et l’exploitation de son réseau ferré portuaire », a décidé de « se mobiliser davantage sur le ferroviaire ».

Accroître les flux

« Nous avons des contacts avec SNCF Logistics et les ports français (Dunkerque, Le Havre et Marseille) et européens (Anvers et Rotterdam), pour voir s’il y a moyen d’accroître l’activité ferroviaire sur le Pas, explique Frédéric Doisy. Et, s’il y a du potentiel, étudier quels moyens financiers nous allons mettre pour développer des lignes existantes ou en initier de nouvelles. » Par ailleurs, des études techniques et réglementaires sont menées pour améliorer l’accessibilité ferroviaire des installations de Strasbourg car le passage de la frontière avec l’Allemagne, qui emprunte le réseau ferré national, n’est pour l’heure pas chose aisée. « Le premier angle d’attaque est de voir si, réglementairement parlant, nous pouvons échafauder quelque chose avec l’Allemagne, détaille le dirigeant du Pas. L’autre angle, beaucoup plus coûteux et incertain quant à sa faisabilité technique, consisterait à construire une voie ferrée dédiée qui permette d’arriver directement d’Allemagne. » L’idée est de « ne plus être obligé d’effectuer des manœuvres compliquées, qui font perdre du temps, des ressources et donc de l’argent », insiste Marc Warin, directeur adjoint de la valorisation du domaine du Pas.

En attendant, pour « éviter aux wagons des temps de transit toujours très longs (changement de locomotive, d’agent de conduite, et retour à vide) », Jean-Laurent Herrmann, directeur commercial de CFNR Transport SAS (groupe Rhenus Logistics) propose aux chargeurs « le transport combiné rail-fleuve en manutentionnant les produits dans un port proche de la frontière ». Cette solution « n’augmenterait pas le coût du transport pour les donneurs d’ordre », précise-t-il.

Avec 25 000 t/mois, les céréales sont le deuxième trafic du Pas.

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