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Salon international de l’agriculture
Le modèle français sur le devant de la scène

Le salon international de l’Agriculture (Sia) prendra ses quartiers à la Porte de Versailles du 19 au 27 février prochains. Cette  48e édition est placée sous le thème du “modèle français” dans les domaines agricole et alimentaire. Un sujet qui colle à l’actualité après l’inscription par l’Unesco du “repas gastronomique des Français” au patrimoine immatériel de l’humanité. La présentation du Sia à la presse a été l’occasion pour Bruno Le Maire, en cette période de négociations sur la Pac-post 2013, d’exposer sa vision de l’agriculture française et la façon dont il entend la défendre.

Diversité-qualité-innovation, les armes de défense de l’agriculture
    Pour le ministre de l’Agriculture mais également de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du terroire, « le Sia est un moment de convivialité et de rencontre entre le monde rural et les Français. Un moment politique au sens noble du terme où l’on dit que l’agriculture est un secteur prestigieux, créateur d’emplois, acteur de l’aménagement du territoire et facteur d’identité de notre pays, qui défend le modèle agricole et alimentaire ». Bruno Le Maire s’est donné comme objectif que « l’agriculture française reste la première européenne et que le modèle alimentaire national soit le plus représentatif et le plus connu dans le monde ». Un vaste programme qu’il entend mener à bien en boostant la « compétitivité (...) par tous les moyens ». Défendre le modèle d’agriculture français passe par le maintien de la diversité des productions, dont certaines sont aujourd’hui mises à mal. « Se battre pour l’ostréiculture et l’élevage à viande bovine est vital, quand des agriculteurs crèvent la faim, et il y en a », insiste le ministre. Le deuxième levier consiste en la rémunération des produits de qualité. « Aujourd’hui, le producteur qui fait du lait pour la tomme de Savoie s’en sort mieux que celui qui fait du lait pour fabriquer de la poudre », commente-t-il. L’innovation apparaît comme le troisième cheval de bataille de Bruno Le Maire pour défendre l’agriculture française. « Ne laissons pas les autres prendre notre place à ce niveau-là : on est les spécialistes de l’excellence et on doit le rester.»

Une offre regroupée pour une meilleure mise sur le marché
    Pour le ministre de l’Agriculture, « il ne faut pas forcément d’immenses exploitations pour être rentable et compétitif ». Mais il est nécessaire que « l’offre soit regroupée pour une meilleure mise sur le marché ». Ainsi reconnaît-il que, concernant les outils économiques, la France a pris « un retard inacceptable». Et d’ajouter : « Regrouper l’offre et proposer des produits qui répondent aux attentes des consommateurs tout en étant fabriqués de façon durable, c’est le seul moyen de redonner du revenu aux agriculteurs.
    Un avis partagé par Jean-Luc Poulain, président du Sia et du Ceneca* : « Oui, il faut produire pour un marché. Mais encore faut-il définir ce marché. Car le consommateur qui déclare vouloir de la qualité choisit ses produits selon le seul critère de prix.» Il apparaît donc un « antagonisme » entre qualité et prix. Car « quand on définit une qualité, il y a forcément un prix associé », conclut-il désabusé.

* Centre national des expositions & concours agricoles

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