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L'Ania dénonce le non respect de l'esprit de la loi de Consommation

La loi Hamon était sensée les détendre, mais les négociations commerciales entre industriels et distributeurs semblent plus tendues que jamais cette année.

Nous sommes face à une situation de blocage sans précédent, lié au déni de négociation de nos clients. J'avais pourtant entendu le 23 octobre une volonté de la part des enseignes d'agir de manière plus responsable. Aujourd'hui, je constate sur le terrain des demandes et des comportements contraires à ces déclarations. Les pressions sur les fournisseurs se sont intensifiées et les mauvais comportements se sont multipliés », a dénoncé le président de l'Ania, Jean-Philippe Girard dans un communiqué du 11 février. Le même jour les ministres de l'Agriculture et de l'Économie, Stéphane Le Foll et Emmanuel Macron, accompagnés de Carole Delga, secrétaire d'État au Commerce, ont reçu des représentants de l'agriculture, de l'industrie agroalimentaire et de la distribution pour « faire le point sur les négociations commerciales en cours ».

Deux enseignes de la distribution assignées

Si la distribution, à l'exception des enseignes E. Leclerc et Intermarché (absents de la réunion car mécontents de la loi Macron), est apparue, au cours de cette entrevue, disposée à « prendre en compte la réalité économique des industriels et des filières, anticiper et lisser la volatilité des cours lorsqu'elle est connue et prévisible », selon un communiqué du ministère de l'Agriculture, la situation sur le terrain semble bien différente.

Pour l'année 2014, « 1259 actes de contrôle ont été effectués dans 310 établissements » d'après le gouvernement. Deux enseignes seraient dans le viseur de la DGCCRF, selon l'AFP. « La direction de la répression des fraudes a assigné deux enseignes, dont les noms n'ont pas été communiqués, première étape à une éventuelle condamnation », d'après la FNSEA et l'Ania. Pour cette dernière, « il reste quinze jours pour arrêter le massacre ». Les GMS exigeraient des déflations allant jusqu'à 18 %, des compensations de marges rétroactives jusqu'à 2013, ignoreraient les évolutions de coûts, et ne respecteraient ni la loi ni la confidentialité des accords, selon l'Ania.

Pour les semouliers et les pastiers, ces négociations seront décisives compte tenu d'un profil de campagne très difficile cette année (offre limitée et fermeté du blé dur). Du côté de la meunerie, rien ne filtre pour l'instant. Rodolphe de Ceglie

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