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Silo portuaire de Bordeaux
La Sica fête ses cinquante ans avec un trafic record enregistré en 2010/2011

Spécialisée dans la manutention des céréales et oléagineux, cette entreprise est le premier opérateur à l’exportation du port de Bordeaux.

Créée en 1960 à l’initiative des coopératives agricoles du Sud-Ouest, du port autonome de Bordeaux et d’InVivo, la Société d’intérêt collectif agricole (Sica) du Silo portuaire de Bordeaux a manutentionné 1,4 Mt de céréales et d’oléagineux en 2010/2011, grâce à son savoir-faire et son expérience accumulés tout au long de son demi-siècle d’existence.

L’exportation de céréales, avec 1,1 Mt, atteint des sommets en 2010/2011
La Sica du Silo Portuaire de Bordeaux a réalisé un très bon exercice en 2010/2011 avec 1,1 Mt de céréales exportées. Ce qui positionne la Sica au cinquième rang des ports français en terme d’activité, derrière Nantes/Montoir (1,9 Mt), Dunkerque (2,3 Mt), La Pallice (3,6 Mt) et Rouen (8,7 Mt). Ce sont 735.000 t de maïs qui ont été exportées (soit 63 % du volume total), principalement vers le Royaume-Uni (244 kt), les Pays-Bas (176 kt) et la Belgique (101 kt), et 365.000 t de blé (32 %). « Les exportations de blé ont connu une hausse spectaculaire sur l’exercice 2010/2011 (+669 % sur la campagne précédente, NDLR). L’embargo de la Russie et le manque de disponibilité de plusieurs autres grands pays exportateurs ont favorisé les exportations françaises de blé, d’autant plus que leur qualité était bonne », explique Gilles Dumontet, directeur de la Sica. Et d’ajouter : « Notre ambition est de prolonger cette dynamique d’exportation de blé sur pays-tiers à partir de Bordeaux, en particulier vers l’Algérie, l’Egypte et le Maroc (qui ont représenté respectivement 108 kt, 104 kt et 68 kt en 2010/2011, NDLR). L’amélioration qualitative des blés dans l’hinterland de Bordeaux est un atout supplémentaire pour capter de nouveaux débouchés à l’exportation. »

Un ralentissement de l’activité est perceptible à mi-campagne 2011/2012
Concernant la première moitié de la campagne 2011/2012, les volumes exportés en céréales sont moindres que sur la même période de l’exercice précédent. Avec 141.000 t au 31 décembre 2011, l’activité en blé est en baisse par rapport à la campagne exceptionnelle de 2010/2011 (263.000 t à même date). « Mais elle demeure trois fois supérieure aux campagnes précédentes, tient à présicer Gilles Dumontet. La qualité de nos blés confirme un très bon niveau mais la quantité n’y est pas. Même si l’Egypte a disparu de nos destinations en raison du retour de l’origine mer Noire, les pays tiers représentent encore 50 % de notre activité, avec notamment un nouveau client : la Libye. »
En maïs, l’activité est en hausse, avec 436.000 t manutentionnées sur la première moitié de la campagne 20011/2012, contre 380.000 t sur la même période de l’exercice précédent. Et ce, malgré « un hinterland hétérogène, très moyen en sud Poitou/Charentes et avec de très bons rendements en Aquitaine », précise le directeur. On notera que  près de 100.000 t ont été expédiées à destination des pays tiers, dont l’Algérie et le Maroc, « ce qui constitue un volume jamais atteint », se réjouit Gilles Dumontet.
L’impact du recul de l’euro ne semble pas prépondérant par rapport à celui des conséquences de la sécheresse en Argentine. Cette dernière redonne de l’intérêt aux maïs français, vers des destinations telles que l’Espagne et le Portugal, ainsi qu’aux blés hexagonaux, compétitifs et disponibles. Et de conclure : « Même si l’activité de ce début d’année est plutôt calme, on peut être raisonnablement optimiste pour la fin de cette campagne. »

Des prestations de manutention et une réactivité reconnues
« L’amélioration continue des prestations de manutention et la capacité des opérateurs de la Sica à répondre aux cahiers des charges des industriels sont reconnus par nos clients, remarque Claude Baldi, président de la Sica. Notre ambition est de poursuivre dans cette voie pour répondre aux attentes de nos clients traditionnels mais aussi à la demande alimentaire croissante des pays du Sud. »
Par ailleurs, « la Sica s’inscrit dans une démarche de développement durable en diminuant son impact sur l’environnement, en limitant le transport routier au profit de la voie ferrée et du fret maritime ». Actuellement, le pré-acheminement se fait essentiellement par route (1.321 kt) : seules 40 kt sont réalisées par le fer.

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