Sénalia
La qualité du blé tendre français reste au centre des préoccupations
« La qualité, c'est l'accès au marché », a rappelé Jean-Jacques Vorimore, président de Sénalia, lors de son assemblée générale, le 10 janvier à Paris. « Cela fait dix ans que nous avons eu une prise de conscience au niveau de la qualité. Nous sommes intransigeants, mais il n'y a pas de miracles dans nos silos portuaires, malgré une homogénéisation en sortie. C'est également un gage de confiance pour nos clients, et cela permet de garder ces débouchés pour les agriculteurs français », explique Gilles Kindelberger, directeur opérationnel de Sénalia. Entre les campagnes 2011/2012 et 2012/2013, les volumes de blé tendre ont quelque peu baissé à 2,251 Mt. « Nous avons perdu en parts de marché, mais nous avons gagné en crédibilité avec le respect des cahiers des charges », a justifié Laurent Martel, directeur général de Sénalia. Une démarche saluée par le président de la Fiac (filière céréalière marocaine), Chakib Alj : « En tant qu'importateurs, nous félicitons les restrictions de qualité imposées par Sénalia. » Néanmoins, il regrette la détérioration des blés hexagonaux ces dernières années. « Aujourd'hui, le blé français n'est plus prioritaire pour mes meuniers. Les pays de la mer Noire se sont notamment beaucoup organisés et sont plus réactifs en termes de logistique. »
Un très bon début de campagne
Cela étant, « le début de la campagne 2013/2014 a été bon, voire très bon, s'est réjoui Laurent Martel. À la mi-décembre, nous avions chargé 1,83 Mt de céréales », dont 1,258 Mt de bé tendre, 397.000 t d'orges fourragères, 95.000 t d'orges de brasserie. Cela correspond à une augmentation de 23 % par rapport au premier semestre de 2012/2013. « Nous espérons terminer autour de 4 Mt. »
En termes de transport, la campagne 2012/2013 de Sénalia a été favorable aux modes alternatifs, avec 15 % par péniche et 10 % par train. « Néanmoins, les chiffres sont encore faibles », concède Laurent Martel, son directeur général. « Tout ce qui peut être fait pour augmenter la part du fluvial, doit l'être », a d'ailleurs conclu Jean-Jacques Vorimore, président de Sénalia. Tout en nuançant que, dans le cas des régions enclavées comme le Centre, « il vaut mieux les relier à Rouen par le ferroviaire ».