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La luzerne se met au vert

Les projets économiques en énergie sont priorisés

ÉCOLOGIQUE. La culture de la luzerne, bien que considérée comme un levier d’action de la fertilité azotée des sols et de la conservation de la biodiversité, reste peu soutenue. Ainsi, Coop de France (CDF) déshydratation souhaite valoriser les efforts de la filière dans la voie du développement durable.

Valoriser un meilleur bilan carbone

Eric Guillemot, directeur général de CDF déshydratation, « est convaincu de créer la règle » en terme de filière agricole respectueuse de l’environnement. Il souhaite aussi que « CDF amène sa pierre à l’édifice du développement durable .» Pour cela, le secteur souhaite faire appel au marché des crédits carbone afin de valoriser sa performance énergétique et couvrir les investissements réalisés. Ainsi, la Caisse des dépôts (CDC) devrait soutenir ces initiatives en garantissant un prix du carbone aux alentours de 10 €/t eq CO 2, sur un marché habituellement volatile.

Yves André, responsable finance carbone pour la CDC, rappelle les objectifs environnementaux de l’Etat au travers du “Paquet Énergie Climat” et de la règle des “3 x 20 %” pour 2020. Les premiers 20 % concernent la réduction des émissions de gaz à effets de serre (GES) entre 1990 et 2020 (protocole de Kyoto), les deuxièmes établissent les niveaux d’utilisation des énergies renouvelables, et enfin, les derniers chiffrent l’amélioration souhaitée de l’efficacité énergétique.

Yves André a ensuite présenté les conditions d’éligibilité des projets français. Pour cela, les activités ne doivent pas figurer dans le système européen des quotas, avoir des émissions intégrables à l’inventaire des GES et prouver la baisse en s’appuyant sur des méthodes référencées par l’Etat, dont le référentiel CDF énergie fait partie. Le seuil minimum de réduction des émissions doit être de 10.000 t eq CO 2 par rapport au scénario initial, pour que le projet soit soutenu.

Une filière écologiquement responsable

La luzerne est, par essence, une culture « écologiquement intensive », selon Eric Guillemot. En effet, l’amélioration de la fertilité des sols et la conservation de la biodiversité ne sont que le sommet de l’iceberg des vertus de la filière luzerne. La culture reste un palliatif, avec le pois protéagineux, au soja importé, dont les performances écologiques sont plus que douteuses (déforestations, méthodes de culture, poids logistique des imports...).

De plus, la forte implication du secteur dans l’amélioration de ces performances écologiques en font l’un des moteurs des projets écologiquement responsables.

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