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La logistique Sucre en question

La déréglementation du marché européen du sucre, avec la fin des quotas de production, va conduire à une hausse substancielle de l'offre, qu'il faudra bien stocker et transporter.

La France, actuellement premier exportateur de sucre sur l'UE (avec 1,3 Mt), sera vulnérable sur un marché européen qui va devenir post 2017, avec la suppression des quotas de production, hyper concurrentiel (en raison d'une hausse de l'offre de sucre, face à une baisse de sa consommation, au profit de l'isoglucose) », indiquait Alain Jeanroy, DG de la CGB, à l'occasion de sa conférence annuelle, le 4 décembre à Paris. « On imagine que la production sucrière centre-européenne va irriguer tout l'ouest de l'Europe, et que le sucre qui va être produit en France aura plus une vocation à être exporté, a quant à lui expliqué Gilles Kindelberger, DG de Sénalia et du silo sucrier rouennais Robust, lors de l'assemblée générale de la CGB, le 9 décembre à Paris. Les exports Pays tiers français passeraient de 0,4 Mt par an, aujourd'hui, à 1,5 Mt en post 2017, selon les estimations de la CGB. » Et d'ajouter : « On a beau pouvoir produire plus pour gagner plus, encore faut-il mettre les moyens logistiques pour acheminer ces marchandises dans les endroits les plus propices. »

Des investissements nécessaires

« Les industriels sucriers ne peuvent plus compter sur le train à moins d'investir de manière massive (dans le renouvellement du parc de wagons sucriers vieillissant et la réhabilitation du réseau capillaire, cf. p.3) », martèle le DG de Sénalia. Il faut dès lors rechercher des solutions alternatives, comme le camion citerne, « au coût de transport plus faible » mais « au volume chargé restreint » (30 t par camion, contre 1.250 t par train). Ou encore le container citerne « qui peut servir de stockage à destination mais dont le parc n'est pas suffisant au vu de la demande croissante ». Il permettrait de développer le transport combiné rail/route, « qui existe déjà sur l'Italie et l'Espagne et qu'il faudrait certainement accroître ». Quant au fret maritime, le moins onéreux, le sucre peut être chargé en sac de 50 kg dans des navires conventionnels, ou en vrac dans les « deux à trois » navires usine BiBo (bulk in, bags out). Mais le porte-container « devient de plus en plus commun ».

En termes de stockage, les capacités actuelles, « complètement opérationnelles », individuelles ou de massification, doivent être renforcées. « Il faut, à mon avis, les mettre sur le portuaire, au côté des outils de (dé)chargement existants, afin d'amoindrir les coûts logistiques. »

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