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Négociations commerciales annuelles
La filière céréalière, mauvaise élève des EGAlim ?

Invités au ministère de l’Économie et des Finances, les représentants des filières agroalimentaires ont dressé un premier bilan mitigé des négociations commerciales 2019

De gauche à droite : Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Bruno Lemaire, ministre de l'Economie et des finances, et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès de ce dernier.
© Célia Bonnin

Concernant le relèvement du seuil de revente à perte qui a suscité des doutes, le premier bilan que nous tirons est largement positif. […] C’est particulièrement vrai pour la filière du lait, dans laquelle le résultat est le plus visible, avec comme objectif l’amélioration du revenu des paysans français», a estimé Bruno Lemaire, ministre de l’Économie et des Finances, lors d’un point presse qui a suivi la table ronde entre les différentes parties prenantes des négociations commerciales, le 13 février. Mais, «il y a des filières dans lesquelles les choses peuvent être améliorées. Sur la viande, il est possible de faire encore des efforts. La filière Céréales a également été mentionnée. Des progrès peuvent être faits, qui se verront ensuite directement sur la question du revenu des producteurs». Peu diserts à l’issue de ce point presse, les ministres de l’Agriculture et de l’Économie n’ont pas souhaité apporter de précisions concernant la partie céréalière, renvoyant les journalistes aux interprofessions présentes dans les murs du ministère.

Le pari de la montée en gamme

«Qu’on parle d’export ou de marché intérieur, la question de la compétitivité se pose. L’enjeu est la valorisation du blé français. Le contrat passé lors des EGAlim doit être respecté. Les secteurs de l’amont, de l’industrie et de la distribution doivent travailler pour assurer une meilleure rémunération des producteurs. Il faut arrêter le bal des faux-culs», a lâché Richard Girardot, président de l’Ania. Un «manque de transparence» a été dénoncé par Christiane Lambert pour la FNSEA, soulignant aussi «la nécessité d’y regarder de plus près au niveau de la vente de blé et d’issues de céréales», la pression des distributeurs étant «très forte sur la farine et la biscuiterie». Des discours qui font écho à la stratégie affichée par les producteurs de blé, réunis en congrès les 13 et 14 février.
Du côté de la grande distribution, aucune information ne remonte concernant les négociations pour les produits de la filière céréalière.

 

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