Aller au contenu principal

Ekoranda
La cuisson-extrusion, bénéfique aux animaux et aux consommateurs

Le 11 février, Terrena, Valorex et Sofiprotéol ont conjointement inauguré une usine de cuisson-extrusion de graines oléo-protéagineuses, dans la Vienne. Un investissement de 2 M€ pour un objectif de production de 25.000 t d'aliments par an.

«En 2013, Terrena, Valorex et Sofiprotéol ont créé la société Ekoranda, dont elles détiennent respectivement 51, 25 et 24 % des parts. Il s'agit d'une usine d'aliments du bétail, spécialisée dans la cuisson-extrusion. L'outil de production, qui a nécessité un investissement de 2 M€, permet d'obtenir des produits plus digestes pour les animaux et « d'améliorer le profil nutritionnel des viandes et du lait en préservant, notamment, les acides gras oméga 3 », selon un communiqué. En marche depuis octobre l'année dernière,“ le site a déjà la capacité de produire plus de 10.000 t. « Avec sa montée en puissance, il devrait rapidement atteindre les 15.000 t par an », estime Alexandre Charron, chargé des relations presse chez Terrena.

Des matières premières majoritairement françaises

La majorité des matières premières sont d'origine française. Les fibres (sons, luzernes, pulpes de betterave) viennent de Cham-pagne-Ardennes. Les céréales (blé, maïs) et les graines oléagineuses (lin, féverole) sont collectées aux alentours du site. Et les tourteaux de tournesol arrivent des Pays de la Loire et de Bretagne. Seul le tourteau de soja est importé du Brésil, garanti non OGM (<0,9 %).

Une cuisson jusqu'à 140 °C

Les matières premières sont d'abord finement broyées « pour permettre une meilleure imprégnation de la vapeur d'eau ». Le mélange passe ensuite dans un matureur, où il va être soumis à une première injection de vapeur d'eau, qui va grimper de 55 à 80 °C. Le produit est de nouveau mélangé avant d'entrer dans un pré-conditionneur où les apports d'eau et de vapeur vont monter jusqu'à 100 °C. Après cela, la matière est transformée en pâte. Les nouvelles injections d'eau et de vapeur vont faire cuire la pâte « à une température pouvant att e i n d r e 140 °C ». La ” pâte est ensuite découpée selon l'aspect (taille des composants) que l'on veut donner au produit final. Ce dernier est, enfin, envoyé vers un sécheur/refroidisseur où la température redescend à 15 °C.

Les produits sont plus digestes pour les animaux, et le profil nutritionnel des viandes et du lait est amélioré.

Quatre gammes de produits

L'outil de cuisson-extrusion fournit quatre gammes de produits. Les noyaux riches en matière grasse représentent 25 % de la production actuelle. Ils sont vendus à Valorex et Terrena, qui vont les commercialiser sous leurs marques propres. Les noyaux de céréales, à base d'un mélange de blé, orge et maïs, sont achetés par l'usine de Ceaux-en-Couhé (86) pour entrer dans la préparation d'aliments pour veaux. Cette gamme est minoritaire, comptant pour seulement 5 % des volumes. Une partie de l'outil de production est dédiée à l'extrusion de graines de soja bio, soit 15 % de la production. Ces dernières sont ensuite réorientées vers l'usine de nutrition animale bio de Terrena à Teillé (44). La dernière gamme est un produit fini, qui représente la majorité des volumes (55 %). C'est un aliment composé avec de forts taux de protéines et jusqu'à 11 % de matières grasses. Il est destiné aux vaches et chèvres laitières. Une nouvelle gamme devrait bientôt être lancée pour les bovins viande.

Les trois industriels ont créé la société Ekoranda afin, notamment, de renforcer l'indépendance protéique de la France. Les objectifs futurs consistent à atteindre une production annuelle de 25.000 t, ainsi que développer les cultures de lin et lupin, avec des surfaces respectives de 3.000 et 500-600 ha. « Nous espérons avoir une première récolte de lupin cette année ».

Les plus lus

<em class="placeholder">granulé d&#039;engrais blancs</em>
Marché des engrais : incertitudes, tensions et ajustements face au MACF

La mise en place du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) par l’Union européenne a fortement impacté le marché…

Alain Charvillat, directeur Céréales export de Sénalia.
« Cette première partie de campagne céréalière est une bonne surprise en termes de flux à l’exportation », indique Alain Charvillat

Le directeur Céréales export de Sénalia, le plus important terminal portuaire de Rouen, est plus que satisfait du trafic de…

Portrait de Pierre-Jean Huré, directeur commercial du groupe Sica Atlantique
« Nous espérons une meilleure dynamique à l’exportation en blé tendre sur la seconde partie de campagne », indique Pierre-Jean Huré

Le directeur commercial du groupe Sica Atlantique fait le bilan du premier semestre de la campagne de commercialisation 2025-…

De gauche à droite : Franck Bluteau, nouveau président de la Cavac, Jérôme Calleau, ancien président de la Cavac, et Olivier Joreau, directeur général
La coopérative Cavac garde un résultat net positif en 2024-2025

La campagne 2024-2025 a été difficile pour la Cavac, avec une forte baisse des volumes. Le résultat net de la branche…

Diego de la Puente, analyste du marché des grains chez Novitás.
Une récolte de blé record en Argentine pénalisée par la qualité

L’abondante récolte de blé argentin lui confère une grande compétitivité en ce début d’année. Les ventes vers l’Asie sont très…

chargement de blé sur un bateau dans le port de Rouen par Senalia
FranceAgriMer alerte sur l’émergence de la concurrence du blé argentin, après une première moitié de campagne dynamique en termes d'exportations céréalières

L’édition du mois de janvier des bilans céréaliers français présente des révisions en baisse des exportations de blé et d’orge…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne