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Bourse de commerce
La Bourse aux Céréales s’est déplacée à Dunkerque

Vendredi 15 avril, plus de 400 participants se sont réunis pour cette édition annuelle

Organisée par le Syndicat général de la Bourse de commerce de Paris, cette bourse décentralisée a non seulement été l’occasion de rassembler les dirigeants de la filière agro industrielle, mais aussi de revenir sur les investissements réalisés dans le port de Dunkerque. En effet, la Sica Nord Céréales (Société d’intérêt collectif agricoles) a investi près de 5 millions d’euros dans un portique de chargement de navire mer à l’exportation, et un portique fluvial de déchargement. Ces nouvelles infrastructures augmenteront la cadence de déchargement des péniches, et permettront un chargement accéléré des navires. Le déchargeur de péniche devrait être opérationnel fin août, ou début septembre, pour la nouvelle campagne. Grâce à cette nouvelle installation, le port doublera ses capacités de déchargement, en passant de 3.000 à 7.000 tonnes en 24 heures. Le deuxième portique de chargement viendra pour sa part compléter le premier déjà en place, et sera opérationnel au 1er semestre 2012. L’objectif est de pouvoir charger un Panamax d’une capacité de 63.000 tonnes, soit la moitié de la consommation quotidienne égyptienne de blé, en seulement 48 heures.

Les marchés agricoles, proies des opérateurs financiers
    Baudouin Delforge, président du Syndicat général de la Bourse de commerce de Paris, a également profité de la rencontre pour revenir sur les événements qui ont agité le marché céréalier mondial. « Si le blé est monté jusqu’à 270 € la tonne, c’est parce que l’inflation a été amplifiée par l’impact des financiers, leur influence sur le cours des céréales est de l’ordre de 30 à 40 % », estime Baudouin Delforge. Un impact qui n’a pas que des désagréments selon lui : « Les cours favorisent la balance commerciale. L’année dernière à cette époque, le blé valait moins de la moitié chez le producteur. Lorsqu’on exporte 1 Mt, c’est comme si on en exportait 2 Mt l’année dernière en terme de valeur .» Pour le président du Syndicat général de la Bourse de commerce, l’embargo russe devrait également favoriser les céréales françaises, même après sa levée. « Quand ils ont déclaré l’embargo, les pays acheteurs n’ont pas obtenu leurs blés et ont donc subi des grosses pertes financières. Ces marchés vont donc élargir leur éventail de fournisseurs dans l’avenir pour se protéger, et c’est tout au bénéfice de la France », assure-t-il. Néanmoins, l’Hexagone doit aujourd’hui faire face à d’autres exportateurs, comme l’Argentine, l’Australie, mais aussi l’Allemagne.  Cette dernière « est déjà un concurrent très sérieux à la France. Elle a une capacité exceptionnelle à s’organiser, à produire et à commercer », explique-t-il, avant d’ajouter que « les Allemands sont particulièrement présents sur les mêmes marchés que la France, avec des blés de qualité dont le taux de protéines frisent les 14 % ». Les exportations françaises ont cependant battu des records au mois de mars, avec 1,9 Mt de chargement.

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