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JTIC 2015 : édition parisienne orientée vers le développement durable

Les 66e JTIC, le salon international de la meunerie et des industries céréalières, se dérouleront les mercredi 4 et jeudi 5 novembre prochains au Paris Event Center, basé Porte de la Villette.

La Dépêche - Le Petit Meunier : Politiquement, l'année 2015 est pour la France une année environnementale avec la tenue de la Cop 21 en fin d'année. Les conférences de ces JTIC 2015 semblent également axées, pour une partie, vers cette thématique. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Jean-Marie Poncey : La France veut être un leader de la lutte contre le réchauffement climatique, en visant notamment un accord international lors de la conférence qu'elle accueillera en fin d'année. Cela s'illustre aussi dans le renforcement de ses attentes en matière de développement durable. Une réalité que nos industries ” ne peuvent ignorer. La 2e demi-journée de conférences des JTIC (mercredi 4 novembre), organisée par l'Inra, proposera un bilan de la bioéthanolerie de première génération. Au-delà de la question économique, peut-on vraiment considérer ses productions comme des ressources énergétiques à faible impact environnemental ? Nous proposons de faire un point, statistiques à l'appui.

Nos industries ne peuvent ignorer les attentes en matière de développement durable.

Nous en profiterons pour faire un tour d'horizon des projets et programmes internationaux. Les JTIC inviteront à se pencher sur la chimie verte. Une industrie aux applications multiples, allant des biomatériaux à la cosmétique, qui cherche à valoriser l'ensemble de la plante. Avec une quantité de déchets plus faible, elle s'inscrit dans une logique d'économie circulaire, en ligne avec les ambitions du gouvernement. Le colloque fera un point sur la re-cherche dans ces domaines. Avec une approche Produits, mais aussi technique en s'attardant sur les nouveaux équipements pilotes et leurs développements industriels. Les participants à la table ronde évalueront nos industries de première transformation, qui valorisent leurs coproduits auprès de la nutrition animale, sous le spectre de la bio-économie.

LD-LPM : Quelles seront les autres sujets qui seront traités lors de ces deux journées de débats ?

J.-M. P. : La première demi-journée sera, là encore, à la fois technique et économique puisqu'elle traitera de la “Maîtrise et du traitement de l'air dans les industries céréalières”. Aspiration, séchage, manutention, pressurisation... l'air constitue un support technique et logistique essentiel dans les sites de production. La question du conditionnement de l'atmosphère en seconde transformation est aussi importante. Ayant un impact sur la consommation énergétique, l'utilisation de l'air doit être optimisée. La seconde matinée, confiée à Arvalis sera, comme chaque année, consacrée à la récolte de blé tendre, avec une approche technologique de la qualité. Elle fera un point sur les contraintes et les perspectives pour améliorer la qualité des blés. L'après-midi, zoom sur les nouvelles tendances de la BVP et la façon dont les process industriels, l'offre des ingrédientistes ou même le choix des variétés et graines travaillées répondent à ces attentes.

LD-LPM : Après avoir quitté Pari, pour Reims il y a quelques années, les JTIC reviennent dans la capitale. Qu'est-ce qui a motivé ce retour aux sources et que va-t-il apporter ?

J.-M. P. : Nos six années à Reims ont permis une croissance continue des JTIC, avec un nombre de sociétés exposantes passé de 70 à 108. Mais l'espace salon ne réservait plus de marge de développement. Pour satisfaire les nouvelles demandes, nous avions besoin d'un port d'attache plus spacieux, sans être surdimensionné. Avec un cahier des charges difficile à tenir : le lieu devait réserver au minimum 2.200 m2 pour installer les stands, et disposer d'un plancher pouvant supporter une charge de plus de 3 t, pour recevoir les appareils de certains fabricants. Nous devions aussi y trouver une salle de conférence pour 500 personnes.

Quant au choix de la capitale, il répond à une attente des participants, notamment pour des questions logistiques et d'attractivité pour les visiteurs étrangers. Le Paris Event Center, qui a ouvert à l'automne 2014, est tombé à pic. Basé Porte de la Villette, il se situe à Paris intramuros, dans le XIXe . Avec un hall de 4.000 m2 , il est configurable à volonté.

LD-LPM : Chaque année l'Aemic cherche à surprendre les visiteurs. En quoi cette édition sera-t-elle particulière ?

J.-M. P. : Vous l'avez compris ce déménagement sera lui-même source de changement et donc un moyen d'éviter la routine ! Une belle philosophie pour une association qui fête ses 90 ans ! Quant aux surprises, elles ne le seraient plus si elles étaient dévoilées... Parmi les nouveautés, je peux vous citer, l'interactivité que nous souhaitons donner à certaines conférences en incitant le public à poser ses questions par SMS. Un moyen de décomplexer les plus timides ! Plus largement, cela illustre aussi notre volonté de développer la communication de l'association, en particulier via les réseaux sociaux. Le but est de créer du lien parmi les professionnels des grains. Enfin, ce n'est pas une innovation mais un événement toujours attendu : 2015 marque la sortie d'une nouvelle édition de l'annuaire des adhérents Aemic. Ouvert à tout professionnel du secteur, il rassemble plus de 3.000 contacts.

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