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Biodevas laboratoires
Jeune pousse française en forte croissance

Fort du doublement de son chiffre d'affaires entre 2010 et 2013, Biodevas Laboratoires, entreprise sarthoise élaborant des produits de biocontrôle et de biostimulation à partir d'extraits de plantes*, vient d'inaugurer sa 3e extension.

Depuis sa création en 2005, Biodevas Laboratoires affiche une croissance à deux chiffres, grâce au développement de biostimulants et de produits de biocontrôle, à base de substances végétales naturelles, à destination des cultures et de l'élevage. Il entend même doubler son CA d'ici 2015. Pour cela, la société, dont le siège social et l'unité de production sont basés à Savigné-l'Évêque (Sarthe), investit plus de 15 % de son CA en R&D chaque année. La totalité des résultats de l'entreprise est réinvestie. Ainsi a-t-elle inauguré, le 5 avril dernier, sa 3e extension de 250 m2 , portant la surface des installations à 900 m2 , pour un investissement de 0,5 M€. Mais, face à l'augmentation des volumes, les dirigeants réfléchissent déjà à une nouvelle organisation de l'activité sur le site sarthois.

Il faut accompagner l'évolution du marché français des produits de biocontrôle. Il faut accompagner l'évolution du marché français des produits de biocontrôle. "

Poursuivre son expansion à l'étranger

« Annuellement, nous fa-briquons, pour notre gamme Végétal (48 % de l'activité), 300.000 l de produits liquides et 100 t de produits solides, l'export représentant 30-35 % des débouchés, précise François Blua, DG de Biodevas Laboratoires. En Animal, ce sont 250.000 l et 700 t qui sont produits par an, dont environ 15 % partent à l'étranger. »

Si l'export ne représente aujourd'hui que 20 % de son CA (gardé secret, l'entreprise recevant régulièrement des offres d'achat), d'ici trois ans, sa part devrait atteindre les 35 %. Après s'être développé dès 2008 en Hongrie et Pologne, pays très réceptifs aux produits de biocontrôle, Biodevas ouvre une filiale au Maroc en 2010 et se lance en Allemagne en 2011. Cette année, il débute ses ventes en Algérie et au Canada, avec en ligne de mire, d'ici 2016, les États-Unis.

Renforcer sa gamme Grandes cultures

Les grandes cultures ne représentent aujourd'hui qu'une petite partie de son activité, majoritairement centrée sur le maraîchage et l'élevage. Mais Biodevas mène de multiples essais en France et à l'étranger pour valider auprès des distributeurs et utilisateurs l'efficacité de ses produits. « En 2013, nous avons mis en place en Pologne des expérimentations sur la hernie du colza (avec des gains de rendement de 26 à 55 %), illustre François Blua. Nous y vendons aujourd'hui 2 à 3.000 l de produits, correspondant à un millier d'hectares traités. » Biodevas se penche aussi sur la problématique de la carence en zinc du maïs en Pologne et Hongrie, et vient de lancer une vingtaine d'essais sur blé tendre de printemps, en Sarthe et Mayenne, « dont l'objectif est de diminuer de 50 % les traitements fongiques tout en augmentant les rendements ainsi que la qualité sanitaire et technologique du grain ».

Une réglementation français contraignante

François et Jean-Louis Blua, respectivement DG et responsable R&D de Biodevas Laboratoires, regrettent que l'environnement réglementaire français n'ait pas encore suffisamment intégré l'existence de solutions comme les leurs*, à l'instar de certains pays voisins beaucoup plus avancés sur le sujet (Pays-Bas, Espagne, Italie, RU, Allemagne). « Nous n'avons pas de réglementation adaptée à nos produits, explique François Blua. Par exemple, nous ne pouvons vendre notre gamme Végétal que sous une norme engrais CE, nous interdisant de communiquer via l'étiquetage du bidon sur les vraies finalités de nos produits. D'où le développement d'une force commerciale de vente en direct, qui argumente sur les propriétés réelles de nos matières actives. » Père et fils sont persuadés que ce secteur pourrait peser beaucoup plus lourd en termes de croissance et de création d'emplois dans un contexte plus favorable.

* cf. “Évènement”, p. 3

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