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InVivo : une stratégie basée sur l’adaptation et l’anticipation

Ces orientations politiques ont indiscutablement constitué un nouveau support de dynamique au réseau coopératif de la première entreprise agricole européenne.

«L’EXERCICE 2003/2004 aura été marqué par un contexte globalement défavorable à l’agriculture française», ont souligné Michel Fosseprez et Jean Myotte, respectivement président du conseil d’administration et directeur général d’InVivo, à l’occasion de l’assemblée général du groupe coopératif qui s’est déroulée mardi 1er février à Paris. La sécheresse du printemps a durement frappé les productions de céréales et d’oléoprotéagineux, mais aussi de fourrages. Néanmoins, et grâce à ses capacités d’innovation, de réactivité et d’adaptation aux dérèglements des marchés, le groupe coopératif réalise un exercice très satisfaisant qui se traduit par un chiffre d’affaires consolidé de 2,88 Md'euros, en progression de 5,6%, et un résultat de 19,2 Meuros.

Élargir l’éventail de ses débouchés

La collecte 2003/2004 en céréales, oléagineux et protéagineux a été exceptionnelle, mais à l’opposé de la précédente. La sécheresse a frappé l’ensemble de l’Europe, situation rarissime qui a conduit à une baisse de 30 Mt de la production céréalière de l’UE à 15. L’équilibre précaire entre l’offre et la demande a permis au marché de garder des prix soutenus. Il faut aussi noter la tension exceptionnelle qui a régné sur les frets maritimes, provoquant une segmentation plus marquée des échanges.

L’objectif d’InVivo est non seulement de conforter ses positions sur les clients réguliers des productions françaises mais aussi d’élargir l’éventail de ses débouchés. Avec l’élargissement de l’UE, le groupe coopératif a ouvert un bureau régional à Budapest qui a pour fonction de développer son activité en Hongrie et dans les pays voisins et de diversifier ses sources d’approvisionnement. Si l’on considère la faiblesse du disponible français à l’export au cours de cette campagne 2003/2004, les ventes exécutées par InVivo, supérieures à 6 Mt, constituent un très bon résultat.

Par ailleurs, la diminution de 18% de la collecte française de céréales et d’oléagineux s’est traduite par une réduction significative des capacités de stockage et de manutention du groupe coopératif, mais dans une proportion moindre, les quantités chargées depuis les silos InVivo n’ayant régressé que de 9% par rapport à la précédente campagne.

Intégrer l’évolution de son environnement

Les orientations stratégiques d’InVivo, arrêtées il y a maintenant plus d’un an, se sont traduites par un travail en profondeur et par des actions concrètes et précises, relevant de la prise en compte, de l’adaptation et de la qualité d’anticipation du groupe coopératif par rapport à l’évolution de son environnement.

Ainsi InVivo est-il capable d’apporter à ces coopératives sociétaires des solutions adaptées aux défis auxquels elles sont confrontés. En matière de création variétale et de distribution de semences, le groupe a étudié des opportunités d’élargissement de son périmètre et a veillé à appliquer une plus grande rigueur dans l’exploitation de la marque Semex. Des avancées significatives ont été réalisées dans la mise en œuvre de ses structures de distribution et d’achats dans les activités d’agrofournitures. Au niveau de la division agronomique, InVivo a fait évoluer la qualité de ses conseils dans une démarche associée à la certification, qui lui permet de donner une nouvelles impulsion à ses préconisations. En ce qui concerne le stockage de céréales et oléagineux, le groupe est plus que jamais un opérateur de référence avec la certification de tous ses silos dans le cadre de la nouvelle Charte Sécurité Alimentaire. Les opérateurs de la division Marché se sont, quant à eux, attachés avec succès à élargir leurs débouchés sur pays tiers, et notamment en Afrique noire.

Ainsi InVivo a-t-il su redonner une nouvelle dynamique à la politique d’engagement avec ses coopératives.

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