Intempéries : les grandes cultures également touchées
Si la viticulture a été « particulièrement touchée » par la dernière série d'intempéries selon un communiqué du ministère de l'Agriculture le 11 juin, un premier relevé de la FNSEA fait également apparaitre de lourds dégâts dans les champs de betteraves et pommes de terre, avec 1 000 ha « sinistrés » en Seine-et-Marne par exemple. Le syndicat pointe dans une note interne de forts impacts sur les cultures maraichères et les serres en Ile-de-France (Seine et Marne et Val d'Oise), en Picardie et dans le Nord-Pas-de Calais sur les pommes de terre et les bâtiments. Plus au sud, dans le Centre, la grêle est tombée sur les cultures de printemps (maïs et tournesol) et dans l'Indre, l'orage a parfois provoqué des coulées de boue. En Charente, l'orage a martelé une bande de 5 km de large du nord au sud du département, affectant toutes les productions. En Charente Maritime, le recensement était en cours, le 11 juin, ainsi que dans les Deux-Sèvres. Dans la Vienne, les grandes cultures ont été abimées sur une trentaine de communes et « détruites de 20 à 100 % ». Par ailleurs, la grêle a provoqué des « dégâts conséquents mais pas homogènes » en Ile-de-France, ont indiqué le 10 juin dans un communiqué commun la FDSEA, JA et la Chambre d'agriculture interdépartementale. « Les (grandes) cultures les plus touchées : escourgeons, colza, maïs et pomme de terre avec 30 à 80 % de dégâts, selon le document. Le blé tendre est légèrement moins impacté. Enfin, les bâtiments sont sérieusement abîmés. »