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Geosys à la conquête de l’Australie

La société française souhaite développer son activité à l’international grâce à ses nouveaux bureaux situés sur le continent océanique.

À l’occasion de son implantation en Australie, la société Geosys organisait une conférence de presse jeudi 29 octobre. Conférence au cours de laquelle ses dirigeants ont tenu à rappeler l’orientation internationale de l’entreprise. « 70 % de notre activité est à l’étranger », rappelle Damien Lepoutre, fondateur de la société. « Nos produits, en particulier FarmSat, satisfont les besoins des agriculteurs qui sont dans des conditions plus difficiles dans des pays aux conditions extrêmes, comme Israël, le Canada ou l’Australie. Ces exploitants sont obligés d’adopter les technologies plus rapidement. On espère d’ailleurs qu’avec ces méthodes l’Afrique pourra enfin se développer », précise-t-il.

Les difficultés du marché français
Mais en quoi consiste ce fameux système FarmSat ? Couplé à un système de guidage par GPS et d’une étude du sol de l’exploitation, ce produit détermine « la bonne dose d’engrais à mettre au bon endroit et au bon moment ». Ceci fonctionne simplement par des cartes fournies par Geosys qui, une fois entrées dans le système de guidage du tracteur, gèrent l’épandage de façon précise et automatique. Geosys estime ainsi à 15 % l’amélioration des rendements grâce à leur système. « Cela représente pour le blé un gain de 45 €/ha en Angleterre et de 75 €/ha au Canada, en Australie, et aux États-Unis pour les céréales et colza », ajoute Damien Lepoutre.
L’Australie, où la société Geosys a implanté un nouveau bureau, est une cible qui correspond parfaitement à l’offre de la société. « En Australie, la variation de production d’une année sur l’autre va du simple au double, même sans conditions climatiques particulières. Cela s’explique par des parcelles très hétérogènes. Il y a des ronds de sable à côté de ronds d’argiles. Mettre les bonnes doses d’engrais au bon endroit est donc primordial. En plus, le peu de précipitations ne laisse pas aux exploitants le luxe de tasser la terre en repassant au même endroit, notre système y est donc indispensable. »
Ainsi Geosys est parvenu à devenir le « leader international dans son secteur », affirme le fondateur de la société. Les résultats annoncés confirment en effet la bonne santé de Geosys avec une croissance de 30 % sur les cinq dernières années. Mais ce développement trouve ses limites sur un marché français bien loin de la maturité nécessaire à la diffusion des produits de Geosys. Car si les agriculteurs de l’Hexagone commencent peu à peu à s’équiper de matériel GPS, très peu se tournent vers les épandeurs variables. La raison est simple : leurs exploitations ne sont pas suffisamment étendues pour que l’investissement soit jugé rentable. Un retard qui crée un déséquilibre avec les pays précédemment cités, mais aussi avec l’origine mer Noire. « Même en Ukraine, en Russie et au Kazakhstan les exploitants possèdent l’équipement adapté », assène Damien Lepoutre.

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