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Gaspillage à tous les étages

Le gaspillage alimentaire représente à l'échelle mondiale une perte d'1,3 Mdt de production, dont 54 % en provenance de l'amont (production, manutention et stockage après récolte) et 46 % de l'aval (transformation, distribution consommation), selon une étude de la FAO de 2011. D'après les données du rapport sur la lutte contre le gaspillage alimentaire, présenté par Guillaume Garot cette semaine (cf. article p.4), ces pertes, à l'échelle de l'Hexagone, présentent un profil différent… et plus rassurant pour l'amont. Si la part de la production agricole n'est malheureusement pas disponible dans le rapport de l'ancien ministre délégué à l'Agroalimentaire, elle est estimée à 5 % au niveau européen (selon une étude de l'UE). De son côté, l'industrie agroalimentaire ne participerait au gaspillage qu'à hauteur de 2 %, soit 1,9 Mt représentant 2,6 % de la production (selon le guide pratique à destination des industries agroalimentaires publié par LRIA en 2014). Le rapport fait d'ailleurs état des efforts entrepris, ou à venir, par l'amont, citant les dons fréquents des producteurs agricoles ou la récente charte d'engagement de l'Ania contre le gaspillage. En revanche, l'aval de la chaîne afficherait une part dans le gaspillage alimentaire de plus de 31 % pour la partie Commerce/Distribution/Restauration/Marchés, et de 66 % pour les ménages. Ainsi, les consommateurs seraient les champions du gaspillage. Sur ce sujet comme sur bien d'autres, la balle serait donc dans leur camp. Mais ce serait oublier que les habitudes de ces derniers sont également le fruit de l'offre en produits alimentaires et d'un mode de vie global, sur lequel tous les maillons de la filière ont un rôle à jouer… sans oublier les Politiques.

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